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Fumistes...

[...] Valeur ajoutée par salarié selon le secteur d'activité en 2003. Il est facile de constater que le critère public/privé n'est pas pertinent pour statuer sur la question de la productivité : l'énergie, où 85% des effectifs concerne le secteur public, possède une valeur ajoutée par salarié très supérieure à celle de tout autre secteur industriel, et l'administration est plus productive, par salarié (car la valeur ajoutée n'est rien d'autre que la contribution au PIB), que le commerce !


Pas de chiffres plus récents sur le net, ni d'informations sur les modalités de calcul... dommage...

Dépense publique ? Bof...

Avec sous les yeux quelques chiffres et graphiques clés sur la structure de la dépense publique, voyons ce qu'en disent ceux qui ne sont pas inquiets outre-mesure...
[...] Au chapitre "services généraux", la France dépense moins que la moyenne européenne
[...] Le rôle historique de la France lui a conféré une place à part en matière de Défense, mais ce poste ne creuse l'écart que de 0,5 points de PIB. 
[...] Les dépenses de l'Etat (22,4 %) sont inférieures à la moyenne de la zone euro (22,6 %), bien moins par exemple qu'au Royaume-Uni (44,8 %). 
[...] En matière de protection sociale, la France dépense plus dans un seul domaine : les retraites (13,5 % du PIB, contre de 8 à 11 % dans la plupart des autres pays [européens] en 2011.
Deux raisons invoquées par l'auteur sur ce dernier point...
[...] L'ampleur et la durée inégalées du baby-boom dans l'Hexagone, ainsi que la progression du taux d'activité féminin
[...] La plus grande partie de notre point d'écart [dans les dépenses de santé] provient de notre médecine ambulatoire [...] et de notre surconsommation de médicaments
[...] L'administration des infrastructures [logement, routes, bâtiments publics...], pour l'essentiel dévolue aux collectivités est [...] très coûteuse comparée au reste de l'Union européenne
[Contrairement à ce qui est souvent avancé], avec 10 800 euros par élève [du secondaire], la France se situe en 7e position sur les 14 pays les plus développés de l'OCDE, loin derrière la Norvège, le Danemark, ou les Etats-Unis
Louis MAURIN, Alternatives Economiques, 09/2013, p. 34.


Et si plutôt que de comparer les coûts bruts, l'on se penche sur les résultats, l'efficacité des dépenses publique. Quelles conclusions peut-on tirer ?

Demi-providence...

La France consacre autour de 57 % de son PIB à ses dépenses publiques. Environ 45 % de ces dépenses sont reversées aux ménages sous forme de prestations socialesPour financer une partie de ces dépenses, le pays applique un taux de prélèvements obligatoires de l'ordre de 45 à 46 % du PIB (en 2012).
[Ces chiffres] ne sont pas le signe que nos services publics sont plus chers qu'ailleurs, mais que, pour l'essentiel, notre pays a opté pour une réponse collective et moins inégalitaire aux besoins sociaux, quand d'autres laissent faire le marché.
Louis MAURIN, Alternatives Economiques, 07/2013, p. 34. 

Et pourtant...
La France se distingue de ses voisins par le fait que les familles sont encore plus sollicitées qu'ailleurs [dans le financement des études]. Elles fournissent 52 % des ressources étudiantes (contre par exemple seulement 3 % au Danemark). [...] En moyenne, le logement représente [...] 55 % du budget d'un étudiant loin devant l'alimentation (22 %).
Naïri NAHAPETIAN, Alternatives Economiques, 11/2013, p. 39.
La France est, derrière l'Espagne, l'un des pays où le taux de pauvreté a le plus augmenté entre 2008 et 2011, quasiment trois fois plus que moyenne de l'Union européenne. Ce taux a en revanche sensiblement baissé dans plusieurs pays pourtant plus gravement touchés par la crise que l'Hexagone comme l'Irlande, le Royaume-Uni et le Portugal
Il en va de même sur le plan des inégalités : en moyenne, elles ne se sont pas accrues dans l'Union européenne entre 2008 et 2011. [...] Les inégalités ont même augmenté davantage en France qu'en Grèce entre 2008 et 2011, selon Eurostat !
Guillaume DUVAL, Alternatives Economiques, 11/2013, p. 10.
Alors que le gouvernement s'apprête à réformer la formation professionnelle, le bilan n'est pas encourageant nous dit l'INSEE : plus on vieillit, moins on a l'accès à la formation, plus on est qualifié et mieux on est formé, et je ne parle pas des chômeurs, qui le sont beaucoup moins que les actifs en emploi. En résumé, ils faut être jeune, cadre, urbain, dans une grosse entreprise pour espérer être employable.
Sandrine FOULON, On n'arrête pas l'éco, France Inter, 11/2013.
La France est l'un des pays en Europe où les inégalités sociales de mortalité sont les plus fortes. [...] Ces inégalités ne cessent de s'aggraver. Le risque de mourir d'un cancer entre 30 et 65 ans est deux fois supérieur chez les ouvriers que chez les cadres et les professions libérales.
Le Monde, 30/10/2013, Supplément Science & Médecine, p. 2.

Structure de la dépense publique en France...

La représentation la plus synthétique de la structure de la "dépense publique" totale (1 068 000 000 000 € en 2009) est celle-ci...

Lecture : 4,3 % du total de la dépense publique en 2009 a servi à payer
les intérêts de la dette publique.

On peut aussi décomposer ces dépenses comme suit, en comparant par la même occasion avec quelques pays de l'Union européenne...

Lecture : 1,1 % du PIB sont utilisés par les administrations publiques
pour financer la protection de l'environnement.
Alternatives Economiques, 09/2013, p. 35.

La dépense publique au sens large peut également être analysée à travers les dépenses respectives des trois types d'administrations publiques : l'Etat, les Collectivités territoriales et la Sécurité sociale...

Administrations publiques centrales...
Elles regroupent l'Etat lui-même, ses ministères et plus de 700 organismes (de l'ADEME au CNRS en passant par l'IGN ou les Musées nationaux)...


Administrations publiques locales...
Ce sont les collectivités territoriales (communes, départements et régions) et les divers organismes rattachés (les Chambres de commerce et d'industrie, les collèges et lycées publics, les services de secours, etc.)...
Administrations de sécurité sociale...
Ce sont les caisses et autres régimes de Sécurité sociale, les hôpitaux... Leurs dépenses servent à financer maladie, accidents du travail, famille, retraites, chômage...

Service rendu...

[...] Si l'on accepte l'estimation (probablement très surévaluée) d'une perte de 20 millions d'heures en deux ans [dans les services à la personne] (soit environ 12 000 ETP [emplois temps plein]), celle-ci a permis un gain pour les finances publiques estimé à plus de 850 millions d'euros... soit de quoi financer près de 50 000 "emplois d'avenir" [...].
[...] Actuellement, ce sont plus de 6 milliards d'euros qui, par le biais des exonérations fiscales et sociales, profitent à ces services. Les trois quarts concernent les 10 % des ménages les plus aisés. La justification de ces aides ne repose au final que sur la création d'emplois, mais ces derniers, bien moins nombreux et bien plus coûteux que prévu, demeurent de très mauvaise qualité et alimentent largement la précarité et les inégalités.
François-Xavier Devetter et Sandrine Rousseau, Le Monde29/10/2013, Supplément Eco & Entreprise, p. 8.

Esclavagisme d'Etat...

Non, les Français ne travaillent pas plus de la moitié de l'année pour "remplir les poches de l'Etat".
[...] Selon Henri Sterdyniak, les dépenses publiques représentaient l'équivalent de 211 jours de travail en 2011. 90 étaient immédiatement reversées aux ménages sous forme de prestations sociales, 77 leur profitaient directement (éducation, santé, culture, logement, environnement, police et justice). Seuls 44 jours de travail sont nécessaires pour le fonctionnement interne des administrations et pour financer la dette publique, la dépense et le soutien aux entreprises...
Alternatives Economiques, 07/2013, p. 18.

Dé-formation...

30 milliards d'euros sont collectés chaque année au titre de la formation professionnelle, et, depuis des lustres, les ministres chargés du dossier se refilent la patate chaude du contrôle de l'utilisation de ces fonds.
Dans le collimateur [...], les formations comportementales visant à améliorer les performances et le bien-être des salariés dans l'entreprise.
D'après les estimations de la Miviludes, entre 10 % et 15 % de ces formations seraient sujettes à caution. L'an passé, sur les 187 structures contrôlées par l'administration dans ce champs précis, plus de la moitié ont fait l'objet d'une mise en conformité, tandis que 27 % ont été tout bonnement supprimées du registre officiel des organismes de formation.
Nicolas Perruchot, ancien parlementaire, fournit des chiffres du même ordre...
[...] Sur près de 80 000 organismes qui font de la formation, on peut estimer que 15 à 20 000 ne servent absolument à rien. Donc on a 6 à 7 milliards d'économies à faire sur ce sujet-là [...]
Nicolas PERRUCHOT, BFM Business, 18/10/2012.
Comment pourrait-on s'assurer de la qualité de l'offre ? [Selon Marc Ferracci], en instaurant des indicateurs de résultat ! Tout se passe comme si les prestataires étaient dédouanés de la question du retour à l'emploi de leurs clients. En Allemagne, au contraire, jusqu'à 70 % de la rémunération des organismes de formation peuvent reposer sur ce critère. Avec une telle réforme, les prestataires seraient obligés de suivre le devenir de leurs stagiaires, et aussi d'adapter leurs cours aux besoins des entreprises.
Béatrice MATHIEU, L'Expansion, 09/2012, p. 53.

Bail en or...

Sous la surface des prix de l'immobilier...
Des prix de l'immobilier élevés, une crise du logement criante et des dépenses publiques pour le logement très importantes, c'est l'équation française. 45 milliards d'euros ont été dépensés en 2011, soit 2,25 % du PIB. [...] A l'inverse, en Allemagne, ces aides diminuent et les prix de l'immobilier sont restés stables. Faut-il en conclure que ces dépenses sont inutiles, voire contre-productives ? C'est notamment la position défendue par les économistes Etienne Wasmer et Alain Trannoy dans un rapport récent du Centre d'analyse économique. En effet, dans un marché où les prix sont libres mais où l'offre est contrainte par de nombreux obstacles réglementaires et un manque de foncier disponible, toute subvention risque d'avoir des effets inflationnistes.
Manuel DOMERGUE, Alternative Economiques, 05/2013, p. 14.



Jean-Marc JANCOVICI, au détour de sa réflexion sur la dépense énergétique, souligne le rôle de la généralisation des divorces...
[…] Le divorce […] demande deux fois plus de logements (à construire et à chauffer), deux fois plus d'objets de la vie courante à fabriquer, et un surplus de déplacements pour les visites des enfants. […] Il semble donc parfaitement logique que les pays où le divorce est le plus répandu sont aussi les pays où l'abondance énergétique est la plus marquée.

Sobriété...

[...] On n'a assisté à aucune "explosion" [des dépenses publiques] au cours des dernières années, comme on l'entend souvent. Entre 2000 et 2012, les dépenses publiques ont augmenté en volume (c'est-à-dire une fois l'inflation déduite) et par habitant de 15 % en France, contre 14,8 % en Allemagne. C'est moins que la moyenne de la zone euro, deux fois moins qu'aux Etats-Unis et trois fois moins qu'au Royaume-Uni
[...] Du côté de l'appareil d'Etat [...] on ne constate là non plus, aucune dérive. [Son] fonctionnement [...] (salaires et consommations intermédiaires du secteur public) pesait 18,5 % du PIB en 2000, période faste pour le secteur privé, et 18,7 % en 2012, malgré la crise. De plus, l'appareil d'Etat français coûte non seulement nettement moins cher que celui des pays scandinaves, mais aussi que celui du Royaume-Uni (23,5 %) et des Etats-Unis (19,9 %). 
[...] En 1997, la France consacrait [...] 7,6 % de son PIB à l'éducation. Une part tombée à 6,9 % en 2011. La dépense d'éducation avait même pour la première fois baissé en volume entre 2010 et 2011 [...]. Une tendance à contre-courant des autres pays de l'OCDE [excepté Israël]. En 2009, [la France, avec 6,3 % de son PIB consacré à l'éducation,] était toujours légèrement au-dessus de la moyenne de l'OCDE [6,2 %]. Devant l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne, mais derrière les Etats-Unis, la Suède et la Finlande. Le problème, c'est que malgré cet investissement conséquent, les résultats ne suivent pas... 
[...] La France est loin d'être le pays le plus généreux avec ses chômeurs : les Pays-Bas, par exemple, consacrent une part deux fois plus importante de leur richesse nationale à chaque demandeur d'emploi. [Autriche, Allemagne, Danemark, Finlande, Irlande dépensent aussi plus que la France. Italie, Espagne, Grèce, Portugal et Suède dépensent moins].
Guillaume DUVAL, Alternatives Economiques, 05/2013, p. 9.

Pourtant, selon le supplément Eco & Entreprise du Monde daté du 16/05/2013, la part des dépenses publiques dans le PIB en France est passée, entre 2001 et 2012, de 51,7 % du PIB à 56,6 % (soit 9,5 % de hausse) contre 47,2 % à 49,9 % en Allemagne (soit 5,7 %) et 47,6 % à 45 % pour la moyenne européenne (soit une baisse de 5,5 %)...

Pas si grave...

La dette totale de la France, 1 640 milliards d'euros, est comparée à la production de richesse d'une seule année, 1 995 milliards d'euros. Or il faut plutôt comparer à la durée du titre de dette, soit 7 ans et 31 jours selon les statistiques du Trésor public. Sur cette durée nous produirons 14 000 milliards, ce qui ramène le taux d'endettement réel à 12 % de ce que nous allons produire en France d'ici là. Quant au service de la dette, 50 milliards chaque année, comparés à la richesse produite... dans l'année, il ne représente que 2,5 %.
Jean-Luc MELENCHON, France 5, C/Politique, 04/09/2011.

Cet argument revient presque un an plus tard, sur France Inter. Mais cette fois, les journalistes font intervenir un auditeur contradicteur...
N'importe lequel d'entre-vous autour de cette table, quand il s'endette, le banquier lui fixe comme limite [...] que se soit pas plus de 30 % de vos revenus qui passent dans les paiements des emprunts. 30 % ! Pas 2,5 %, 30 % ! La situation comptable aujourd'hui est absurde : on compare un flux à un stock. C'est-à-dire que l'on prend le total du stock de la dette, et on le compare à votre revenu d'une année. C'est un mode de comptabilité absurde. Il faudrait le rapporter à la somme totale de ce que vous allez gagner pendant la durée de votre prêt. Jean-Luc MELECHON.
Les 30 % que peut rembourser un particulier sont les intérêts ET le capital. Dans votre démonstration, les 50 milliards, ou les 2,5 %, ne sont QUE les intérêts. Dans votre raisonnement il manque le capital à rembourser en proportion du PIB du pays. Un auditeur.
[...] Je vais refaire le calcul pour y intégrer 1992 milliards étalé sur 7 ans et demi. On va faire le calcul et on va voir ; ça m'étonnerait que ça monte la charge beaucoup plus haut que le point où elle se trouve [...].
France Inter, 01/10/2012.

Enfin, sur son blog, Jean-Luc Mélenchon clôt le débat...
[...] C'est un argument purement rhétorique car ces remboursements annuels ne sont pas imputés sur le budget mais refinancés par de nouveaux emprunts. Sur les 180 milliards d’euros empruntés en 2012 par la France 81 milliards servent à financer le déficit et les 99 autres milliards servent à renouveler les emprunts arrivés à terme. A l'appui de mon raisonnement, j'ajoute que si l'on veut se livrer à des comparaisons sur le stock de dette, le bon sens voudrait qu’on le compare aussi au patrimoine économique total du pays. Il s'élève selon l'INSEE à 12 000 milliards d'euros. Avec cette comparaison d'un stock à un autre stock, la dette représente 16 % du total du capital du pays. Le Blog de Jean-Luc Mélenchon
Assimiler l'État à un ménage est d'une pertinence toute relative, mais tentons de faire ce calcul le plus rigoureusement possible...

À la fin du deuxième trimestre 2012, la dette publique s’établit à 1 832 600 000 000 €. INSEE.

La dette publique telle qu'entendue ici est très précisément la dette au sens de Maastricht (dette brute des administrations publiques). Certains chiffres nécessaires à ce calcul ne sont pas disponibles pour l'année 2012 au moment de la rédaction de cet article. Je m'appuie donc sur la dette publique de 2011, soit 1 717 000 000 000 €. INSEE

La durée de vie moyenne des titres de dette française était, en 2011, de 7 ans et 50 jours. AFT

Le PIB de la France était, en 2011, de 1 996 000 000 000 €. Wikipédia

La charge de la dette s'élevait à 46 800 000 000 € sur cette même année. Sena.fr

Imaginons que l'Etat doivent rembourser intégralement sa dette à l'issue des 7 ans et 50 jours qui viennent.  Ici, difficile de ne pas faire une approximation, une moyenne...
Outre du stock de dette, le service de la dette dépend du niveau des taux d’intérêt, de la structure de la dette et de la manière dont elle est gérée. Vie Publique.fr.
Je considère donc que la charge va rester la même tout au long des 7 ans et 50 jours. Les mensualités de l'État français seraient donc, au pire, de...
1717 / 86 mois (le capital) + 46,8 / 12 mois (les intérêts) = 23 870 000 000 € par mois.

Le taux d'endettement de l'État français serait donc de...
23,87 / (1996 / 12 mois ) x 100 = 14,4 %.

Cependant, étrangement, le calcul du taux d'endettement public, est, on vient de le voir, calculé en fonction du total des richesses produites par les agents économiques en France, et non en regard des revenus de l'État, c'est-à-dire, ses recettes fiscales. Si l'on tient donc absolument à comparer les administrations publiques à un ménage, ce sont ces recettes fiscales qu'il faut utiliser dans le calcul en lieu et place du PIB...

Recettes nettes du budget général en 2011 : 271 300 000 000 €. INSEE

Le taux d'endettement du ménage France est alors de...
23,87 / (271,3 / 12 ) x 100 =  108 %.

Pourtant, dans la blog d'Olivier Berruyer...
Intérêts de la dette + Amortissement de la dette = 200 % des recettes de l’Etat (pour mémoire, votre banquier exige que ce chiffre soit inférieur à 30 %…). LesCrises.fr.
Il doit donc y avoir une erreur dans le calcul qui précède... Mais laquelle ?

Dernier addendum...
La réponse est dans le livre d'Olivier Berruyer, Les faits sont têtus. Il obtient un chiffre plus impressionnant car il n'utilise pas la méthode communément employée par les banquiers pour calculer le taux d'endettement. Sur une base de 2 000 € de salaire mensuel pour l'État, il ajoute aux intérêts de la dette (500 €) et à son amortissement (3 000 €)... ses dépenses courantes (2 500 €). Soit dans ce cas, un total de 6 000 € de dépenses totales nécessitant un emprunt de 4 000 € d'où les 200 % d'endettement.

Cependant sans compter ces dépenses courantes, son taux d'endettement reste très supérieur à celui calculé plus haut...
(3 500 / 2 000) x 100 = 175 %.

Cela s'explique en partie car dans les 3 500 € de dépenses mensuelles, Olivier Berruyer compte 500 € de charge sur la dette, soit 25 % du "salaire" de 2 000 €. Pourtant, avec les chiffres sus-cités...

Charge de la dette : 46 800 000 000 € en 2011. Sena.fr
Recettes nettes du budget général en 2011 : 271 300 000 000 € cette même année. INSEE

... ce ratio n'est que de 17 % ! De plus il parle de "200 milliards de recettes nettes" et non des 271 milliards cités par l'INSEE. Bref, on ne voit pas d'où peuvent provenir les chiffres utilisés par Olivier Berruyer...