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Du beur dans les chaînes...

[...] Je ne pardonne pas à Georges Pompidou [d'avoir créé le problème de l'intégration des étrangers] en ouvrant les vannes de l'immigration sans se soucier ni de l'organiser, ni d'intégrer cette main d'oeuvre [...] que la France faisait venir pour les besoins de ses industries automobile et sidérurgique qui ont été ainsi dispensées des investissement de mécanisation qu'elles auraient dû faire pour soutenir la concurrence. On a fait venir 3 millions et demi de gens d'un coup, sans s'occuper de les loger, de les alphabétiser, de leur apprendre le français, et nous en payons le prix.
Michel ROCARD, La politique telle qu'elle meurt de ne pas être.
Alain Juppé, Michel Rocard, débat conduit par Bernard Guetta. J'ai Lu. 2011. Page 50.

Sacré Conard...

[Edward Conard] défend l'idée que l'énorme et sans cesse croissante inégalité des revenus aux Etats-Unis n'indique en rien que l'économie est grippée. Bien au contraire [...]. Si même l'inégalité était encore un peu plus forte, tout le monde s'en porterait mieux, notamment les 99 %. 
[...Selon lui,] la plupart des Américains [...] ignorent que les super-riches ne dépensent qu'une fraction de leur fortune pour leur confort personnel ; que le gros de leur argent est investi dans des affaires productives qui améliorent la vie de tout le monde. 
[...] L'idée que la société profite de la saine concurrence entre les investisseurs est assez largement répandue. Éminent économiste de gauche, Dean Baker [...] estime que pour chaque dollar que gagne un investisseur, le public reçoit l'équivalent de 5 dollars en valeur. 
[...] Selon Conard, cependant, Baker sous-estime les bénéfices sociaux de l'investissement. Il prend l'exemple de l'agriculture : depuis les années 1940, grâce à un flux constant d'innovations, le coût de l'alimentation a régulièrement diminué. Si les entreprises qui ont bénéficié de ces innovations, comme les semenciers ou les chaînes de restauration rapide, ont fait la fortune de leurs propriétaires, le consommateur américain moyen en a profité encore plus. Conard conclut que, pour chaque dollar entré dans la poche d'un investisseur, le public récolte jusqu'à 20 dollars en valeur. 
[...] Jamais avare de vacheries, il [appelle] "diplômés en histoire de l'art" [...] tous ceux ayant la chance de naître avec le talent et les opportunités qui leur permettrait de rejoindre la mécanique de la prise de risque et de la chasse à l'innovation, mais préfèrent choisir une vie moins compétitive
[...] La seule façon selon lui de convaincre ces "diplômés en histoire de l'art" de rejoindre la redoutable mécanique de la vraie compétition économique est de les attirer avec des rétributions hors normes.
Books, 03/2013, p. 25.

Joseph Schumpeter était déjà sur cette ligne...
[Selon lui], les gagnants doivent obtenir "des gains impressionnants" pour provoquer "une impulsion beaucoup plus puissante que ne l'aurait fait une répartition plus égalitaire et plus juste".
Alternatives Economiques, 02/2013, p. 14.
[...] En 2008, ce sont les grands fonds de pension, les compagnies d'assurance et d'autres énormes investisseurs institutionnels qui ont retiré leur argent dans un mouvement de panique. Avec le recul, Conard juge que ce sont ces retraits qui ont conduit à la crise, et non, comme tant d'autres l'ont avancé, une orgie de prêts irresponsables
[...] Le rôle central des banques est de transformer les avoirs à court terme d'épargnant nerveux en prêts à long terme risqués favorisant la croissance. [...] Ce à quoi elles ne s'attendaient pas, c'est que les déposants retirent leur argent, chose qu'ils n'avaient pas faite en masse depuis 1929. 
Books, 03/2013, p. 25.

Mieux on se porte...

Chiffres et arguments au sujet des 35 heures et du temps de travail d'une manière générale...
3. On oublie trop souvent que c'est la droite qui a promu dès 1995, avec les lois Robien, la baisse du temps de travail comme réponse au chômage ! Philippe MANIERE, L'Express, 11/2012, p. 74.
2. Certes, 350 000 emplois bien visibles ont été créés à court terme [...] mais bien plus, hélas invisibles, sont restés dans les limbes en raison de la perte de compétitivité qui s'est ensuivie et nous vaut aujourd'hui un déficit extérieur abyssal. Selon une étude de COE-Rexecode, qui a remis les pendules à l'heure après des décennies d'erreurs statistiques, un salarié français travaille moins que n'importe quel autre de ses homologues de l'OCDE : comment voudrait-on qu'il créât autant de richesses que lui ? Philippe MANIERE, L'Express, 11/2012, p. 74.
2.1. En 2011 (derniers chiffres publiés par l'OCDE à ce jour), un salarié français ne travaille pas "moins que n'importe quel autre de ses homologues de l'OCDE". Il fait clairement parti de ceux qui travaillent le moins, avec 1476 heures par an et par salarié, mais il arrive en quatrième position après les Pays-Bas (1379), l'Allemagne (1413) et la Norvège (1426). Oecd.org.
2.2. Et bien-sûr, il est possible de créer plus de richesses en "travaillant moins", c'est le principe de la productivité. D'ailleurs la Norvège, est le pays qui produit le plus de richesse par travailleur (83 $ par heure travaillée). Quant à la France, presque dernière en temps de travail, elle est 7e producteur de richesse (sur 50 pays comptabilisés). Oecd.org.

1. Quand on a mis en place les 35 heures, que l'on soit pour ou contre, la contre-partie que l'on attendait des entreprises, c'était qu'elles embauchent. Non seulement ça n'a pas eu lieu...
1.1. En (2), Philippe Manière cite 350 000 emplois créés.
...mais 10 ans plus tard, on se retrouve avec un taux de chômage inégalé en France, alors certes y a la crise depuis 2 ans, mais notre taux de chômage n'a pas bénéficié des 35 heures. C. GERS, BFM, Les experts, 06/01/2012.

Bâtons dans les roues...

Une société comme Paprec [spécialiste du recyclage, NDLR] a comptabilisé, en matière de gestion des déchets, pas moins de 41 modifications réglementaires en huit mois... Elle a une équipe uniquement chargée d'évaluer l'impact de ces évolutions !
Extrait du Rapport Gallois, Le Nouvel Observateur, 11/2012, p. 28.

Boule de neige...

La modération salariale allemande a en fait été, en bonne partie, un résultat inattendu du vieillissement accéléré de [sa] population [...]. Entre 2000 et 2012, la France a gagné 4,9 millions d'habitants quand l'Allemagne en a perdu 370 000. Ce qui a notamment entraîné une stabilité des prix de l'immobilier (et donc du coût du logement) que n'a connue aucun autre pays européen durant cette période. Alors qu'en France les prix de l'immobilier ont été multipliés par 2,5 entre 1996 et 2010, quasiment autant qu'en Espagne, ils n'ont pas bougé d'un iota en Allemagne. Résultat : en moyenne, un logement coûtait 3 800 € du mètre carré en France en 2011, contre 1 300 € en Allemagne, un rapport de 1 à 3 ! 
[...] L'écart phénoménal qui s'est ainsi creusé en une décennie entre l'Allemagne et le reste de la zone euro sur le plan du coût du logement pour les ménages a permis de faire passer la pilule de la modération salariale prolongée.
Alternatives Economiques, 11/2012, p. 9.

Réforme de spécialiste...

Sous la surface des réformes menées en Allemagne...
3. [...] Ce ne sont pas tant les réformes de la protection sociale de Gerhard Schröder et Angela Markel qui ont permis à l'Allemagne de regagner en compétitivité-coût que l'absence de bulle immobilièreGuillaume DUVAL, Alternatives Economiques, 11/2012, p. 8. 
2. Les réformes Schröder sont des réformes que je qualifie souvent de scandaleuses [...] parce que ça revient à baisser le salaire de sa population. Y'a plus d'un siècle qu'on sait que c'est la chose à ne pas faire normalement en régime capitaliste car évidemment, le salaire des travailleurs est le pouvoir d'achat des consommateursOlivier BERRUYERBFM, 12/11/2012. 
1. Les Allemands sont persuadés qu'il y a un lien de cause à effet entre les réformes libérales menées par le chancelier Gerhard Schröder au début des années 2000 et la bonne santé de leur économie jusqu'à présent. [... Mais] l'essor des exportations allemandes [...] est lié avant tout à l'explosion de la demande des pays émergents vis-à-vis d'une industrie spécialisée de longue date dans les créneaux adéquats [machines et voitures haut de gamme]. Guillaume DUVAL, Alternatives Economiques, 07-08/2012, p. 46.
Ces réformes sont aussi considérées comme un substitut à la dévaluation >>

Anti-récesseur...

Le partage inégal de la valeur ajoutée génère un problème de compétitivité et de croissance lié à des investissements et des salaires insuffisants. [...] Chômage et déclassement provoquent un ressentiment, une tentation de repli sur soi et finalement une dépression collective.
Matthieu PIGASSE, Le Nouvel Observateur, 04/2012, p. 104.

Taux d'emploi improductif...

Le taux d'emploi est fondamental, on contourne cette question. [...] Sur une vie active quelle est la quantité de travail fourni par l'allemand type et par le français ; et là, la différence est considérable même si la productivité individuelle et horaire française est bien supérieure.
Henri PIGEAT, BFM, Les Experts, 12/2012.

Keynes has-been ?

[...En France], le soutient de la consommation [a] largement bénéficié aux entreprises... étrangères. Les importations ont crû de 6,5 % entre 2006 et 2010 alors que les exportations n'ont progressé que de 1,3 %. La politique keynésienne suivie a en effet un très gros défaut : elle a des effets pervers majeur en économie ouverte.
Denis KESSLER, Challenges, 06/2011 [date incertaine], p. 34.
Les gouvernements ont fini par comprendre que les politiques de relance ne relançaient que l’économie de la Chine et des pays émergents. Mais ils refusent toujours la moindre mesure de protectionnisme national, sectoriel ou européen. Dans ces conditions, la rigueur peut apparaître comme un refus passif de contribuer à la croissance de la Chine, une troisième voie que je qualifierai de "protectionnisme des imbéciles".
Emmanuel TODD, Le Point.fr, 13/12/2011.
Sur le plan macroéconomique, […] baisser les charges est un recyclage 100 % français de l'argent collecté, cela abaisse le coût du travail et donc augmente nos exportations […]. Faire un chèque aux ménages, c'était augmenter leur pouvoir d'achat, et donc leur consommation, pour partie constituée de produits importés […]. Cela n'allait donc profiter que partiellement à l'emploi français, et ne rien changer sur le plan de la compétitivité de l'économie nationale.

Getion de père de famille ?

[PSA Peugeot Citroën] n'a pas su nouer à temps les alliances stratégiques [...]. La faute en revient à la famille Peugeot, soucieuse de garder le contrôle de l'entreprise : "Peugeot a adopté une gestion patrimoniale, typique d'une entreprise familiale" analyse Frédéric Bricnet.
Marc CHEVALLIER, Alternatives Economiques, 09/2012, p. 35.

Non... C'est toi, qui coûte !

Sous la surface du coût du travail, ici ou ailleurs...
10. Partons des chiffres fournis (depuis 1975) par le Bureau of Labor Statistics (BLS) du ministère américain du travail. Selon le BLS, une heure de travail dans le secteur manufacturier coûtait 40,6 dollars en moyenne en France en 2010, contre 40,4 dans la zone euro et 43,8 en Allemagne, soit un écart de 8 % avec la France. Guillaume DUVAL, Alternatives Economiques, 11/2012, p. 8.
Le BLS mène [...] l'enquête à une échelle mondiale, ca que ne fait pas Eurostat dont les données sur le sujet sont par ailleurs très contestées.Guillaume DUVAL, Alternatives Economiques, 11/2012, p. 9. 
Le BLS confirme en revanche que l'évolution de ce coût a été significativement plus modéré outre-Rhin ces dernières années : en 2000, cet écart France-Allemagne était encore de 19 % [contre 8 % en 2010]. Guillaume DUVAL, Alternatives Economiques, 11/2012, p. 9.
10.1. Ces chiffres sont contradictoires avec ceux avancés par ce même journaliste en (2)...
9. Le coût du travail horaire dans l'industrie manufacturière en Allemagne est de 35,40 €. Nous [en France], 35,80 €. [...] Et vous savez de combien il est en Espagne ? Il est de 24 €. L'Espagne devrait rouler sur l'or. L'Espagne est en plein effondrement. En Belgique, il est de 42 €, et ils exportent mieux que nous. Jean-François KHAN, France Inter, Le téléphone sonne, 13/11/2012. 
8. En proportion de la productivité horaire moyenne (la valeur ajoutée par heure travaillée), le coût horaire du salaire minimum se situe aujourd'hui à son plus bas niveau depuis soixante ans (environ 23 %), soit près de deux fois moins qu'à l'époque de sa création au début des années 1950 (environ 45 %). Sans les exonérations de cotisations sociales sur les "bas salaires", ce ratio serait de 28 %, soit à peu près le niveau observé avant l'instauration du Smic, en 1970, après une période où le salaire minimum avait considérablement chuté. Difficile de conclure dans ces conditions que le niveau du salaire minimum serait un problème. Pierre CONCIALDI, Alternatives Economiques, 10/2012, p. 24. 
7. Si on s'intéresse spécifiquement au secteur manufacturier sur la base des données récoltées par le Bureau of Labor Statistics américain, on vérifie tout d'abord que le coût du travail a moins augmenté en France que dans tous les pays de la zone euro, à l'exception de l'Autriche, très légèrement, et surtout de l'Allemagne : en 2000, une heure de travail allemande valait 25,4 dollars, soit 19 % de plus qu'en France ; en 2010, avec respectivement 43,8 et 40,6 dollars cet écart n'était plus que de 8 %.  Guillaume DUVAL, Alternatives Economiques, Les chômeurs attendront, 02/2012, p. 14. 
6. Jean-Louis Beffa, Saint-Gobain, et Louis Gallois, patron d’EADS, sont venus à ce micro dire que le coût du travail était plus élevé en Allemagne qu’en France (notamment pour les cadres) – ce ne sont pas des suppôts de l’ultra-libéralisme. [...] L’été dernier, patronat, CFDT, CFTC et CGC ont signé un document qui relève (je cite) une « dégradation depuis dix ans de la compétitivité du coût salarial en France par rapport à la moyenne de la zone euro ». Par rapport à l’Allemagne, la dégradation est de 20 % dans l’industrie. Au total, le coût horaire est aujourd’hui grosso modo identique entre les deux pays, mais il était moins élevé ici avant, et il est plus élevé qu’en Grande-Bretagne, en Italie. Dernier élément : le taux de cotisations sociales est deux fois plus haut en France qu’en Allemagne. France Inter, L'édito éco, 19/01/2012. 
5. Quand vous voulez engager quelqu'un et que son salaire est de 100, vous savez qu'à la fin de l'année, ça vous coûtera 155 à 160 grosso-modo, si on me tout bout à bout. Philippe LENTSCHENER BFM, Les experts, 09/01/2012. 
4. Quand en net le smicard touche 100, chez l'expert comptable il coûte 200 à l'entreprise. [...] Depuis 2003, les charges des entreprises augmentent de 1% par an. Y'pas un pays où le travail est autant taxé. Donc réduire les charges sociales, ça va dans le bon sens. Jean-Louis MULLENBACH, BFM, Les experts, 06/01/2012. 
3. Sur une salaire de 100 euros, les charges sociales qui pèsent en France sont de 50 euros, en Allemagne, elles sont de 39 euros. Nadine MORANO, RMC Info, Talk Show, 05/01/2012. 
2. Le COE-Rexecode a croisé des statistiques européennes de qualité incertaine sur les coûts salariaux avec des statistiques douteuses sur la durée du travail, pour aboutir à des résultats totalement improbables sur les coûts horaires en France [37,8 € contre 33,5 € en Allemagne]. Guillaume DUVAL, Alternatives Economiques, 03/2011, p. 7.
Le Bureau of Labor Statistics du ministère américain du travail ou la base de donnée EU Klems fournissent des résultats très différents [respectivement 28,5 € en France contre 32,8 € en Allemagne et 29,7 € contre 31,9 €] soit un coût du travail supérieur de 14 % en AllemagneGuillaume DUVAL, Alternatives Economiques, 03/2011, p. 7.
2.1. Le mois suivant, Alternatives Economiques publiera un erratum précisant que les chiffres attibués à COE-Rexecode, étaient en réalité issus de données de l'Insee (au sujet desquelles COE-Rexecode émettait d'ailleurs des doutes). "Lequel Insee a reconnu [par la suite] s'être grossièrement trompé sur le coût du travail en France". Alternatives Economiques, 04/2011, p 97.

2.2 Ces chiffres sont contradictoires avec ceux qu'avance ce même journaliste en (10). Outre qu'il s'agit bien-sûr d'euros et non de dollars, le coût du travail serait ici plus élevé de 15 % en Allemagne (contre 8 % en (10)). Si l'explication ne vient pas du fait qu'il s'agit ici de coûts salariaux au sens large et non seulement dans le secteur manufacturier, on ne peut plus raisonnablement se fier aux chiffres fournis par Guillaume Duval.
1. Le coût salarial unitaire est le coût du travail nécessaire pour produire un euro de richesse. C'est le ratio entre le coût du travail proprement dit [salaires bruts plus cotisations des employeurs] et la productivité de ce travail (la quantité de richesse produite par emploi). Cet indicateur est le plus pertinent pour apprécier la compétitivité-coût d'une économie. [Ce coût salarial unitaire est constant en France depuis 1990. Il a baissé de 20 % en Allemagne dans la même période]. Arnaud LECHEVALIER, Alternatives Economiques,  03/2011, p. 11.

Innovam style...

En 2010, [Samsung] revendiquait fièrement consacrer 9 % de son chiffre d'affaires à la recherche et développement [3 % pour Apple en 2009] et employer plus de 40 000 chercheurs.
Marc CHEVALIER, Alternatives Economiques, 10/2012, p. 37.

Hauts salaires compétitifs...

Ce ne sont pas les salaires trop élevés qui entravent la compétitivité de l'industrie américaine : les branches industrielles qui ont le moins perdu d'emplois au cours de la dernière décennie sont aussi celles qui paient le mieux (les exceptions portent en général sur des produits pondéreux, sensible à la hausse des coûts de transport). En outre, la majorité des pays développés qui affichent de meilleures performances industrielles que les Etats-Unis, rémunèrent aussi mieux leurs salariés. Plutôt que la hausse des coûts salariaux, mieux vaut promouvoir la hausse de la productivité, via la formation tout au long de la vie, l'innovation et le partage des responsabilités et des gains avec les salariés.
Alternatives Economiques, 06/2012, p. 46.

Grand deal...

L'euro était le produit d'un grand deal, dont les termes étaient les suivants. Les entrants dans ce système monétaire, interdits de dévaluation, perdaient un degré de liberté. Mais en contrepartie le système de l'euro leur donnait la stabilité monétaire et financière. Cela signifiait en gros que l'Italie ou la France, privées de dévaluation compétitive, recevait implicitement l'assurance que les excédents commerciaux allemands leurs seraient reversés sous forme d'excédents d'épargne pour financer leurs investissements. Ce qu'elles pouvaient perdre d'un côté, elles le gagnaient en bénéficiant de taux d'intérêts bas et d'une inflation faible. Ce qu'elles perdaient en compétitivité, elles le récupéraient sous forme de financement bon marché de leurs investissements.
Daniel COHENLe Nouvel Observateur, 11/2012, p. 104.

Comme Mc Do...

Il faut que les entreprises travaillent beaucoup plus de manière collective, au-delà de projets comme [a pu l'être en son temps le projet] Ariane. Il faut que n'importe qu'elle entreprise, et je pense en particulier aux organisations publiques, travaillent plus étroitement avec leur tissus de PME, leurs clients, [le monde universitaire], et ça générerait de l'intelligence collective. Une entreprise comme Mc Donald's fait de la co-innovation avec l'ensemble de ses fournisseurs et de son réseau de distribution. Ils travaillent sur 20 ans, souvent sans contrat, en lien avec le monde universitaire, en lien avec les clients, avec entre les distributeurs et l'entreprise mère, une sorte d'assemblé parlementaire où, toutes les deux semaines, les choix se font en commun.
Guillaume KLOSSA, France Inter, 3D le journal, 15/05/2012.

Moins simple...

La faiblesse des efforts de recherche et développement des entreprises françaises empêche d'améliorer la compétitivité "hors coût" de leurs produits (qualité, contenu en innovation, design...).
M. CHEVALLIER, Alternatives Economiques, 02/2012, p. 11.

Subterfuge...

Vis à vis de ses partenaires commerciaux européens, l'industrie allemande a réalisé ainsi l'équivalent d'une dévaluation de près de 20 % depuis 1995 [en réduisant le coût du travail].
A. LECHEVALIER, Alternatives Economiques, 03/2011, p. 11.