[...] Quand un
enfant est isolé très tôt, avant la parole, dans les premiers mois de sa vie, il est beaucoup plus difficile de déclencher un processus de
résilience que quand il est isolé après seulement que sa
mère ou le substitut maternel (le père, une institution) a pu inscrire dans l'enfant une confiance primitive. Biologiquement, le
cerveau est sculpté par le milieu. La neurobiologie montre comment parler à un bébé, c'est transformer son lobe temporal gauche en lobe de la parole, la zone du
langage. Il faut 20 mois pour qu'un bébé se mette à parler : 17 mois chez les
filles, 22 mois chez les
garçons...
Les
politiciens doivent prendre conscience, comme l'ont fait les finlandais et les pays d'
Europe du nord, que les premiers mois [
après la naissance], les mères doivent être tranquilles, et qu'il doit y avoir une
stabilité affective : le père, la famille, le groupe, le quartier doivent y participer. Les finlandais ayant compris ça, ont appliqué les décisions politiques et sont passées maintenant à 1 % d'
illétrés chez leurs enfants à l'adolescence et ont diminué de 40 % le taux des
suicides en moins de 10 ans.