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Yuval Noah Harariensis - Episode 2...

Petit exercice critique de (quelques) critiques du fameux livre Sapiens, une brève histoire de l'humanité de Yuval Noah Harari...
Je classe cet essai (avec son second opus Homo Deus) parmi les meilleurs (disons les 20) qu'il m'ait été donné de lire.
Cherchant à me rassurer sur la justesse de cette impression, je suis allé voir un peu quels sont les arguments de ceux qui ne partagent pas cet avis.
Ce blog est né du rejet des travers (quasi) systématiques du web : conformisme, sectarisme, agressivité, diffamation, etc. Les critiques qui suivent ne font hélas, pour la plupart, que confirmer ce lieu commun...

Cas #2 - La critique scientifique...

Yuval Noah Harariensis - Episode 1...

Petit exercice critique de (quelques) critiques du fameux livre Sapiens, une brève histoire de l'humanité de Yuval Noah Harari...
Je classe cet essai (avec son second opus Homo Deus) parmi les meilleurs (disons les 20) qu'il m'ait été donné de lire.
Cherchant à me rassurer sur la justesse de cette impression, je suis allé voir un peu quels sont les arguments de ceux qui ne partagent pas cet avis.
Ce blog est né du rejet des travers (quasi) systématiques du web : conformisme, sectarisme, agressivité, diffamation, etc. Les critiques qui suivent ne font hélas, pour la plupart, que confirmer ce lieu commun...

Cas #1 - La critique idéologique...

Naissance de l'inégalité. L'invention de la hiérarchie - Brian Hayden.

[...] Comment et pourquoi l'inégalité est née des communautés égalitaires qui l'ont précédée ? Page 5. 
Contrairement à ce que l'on pensait au début du XXe siècle, le mouvement vers l'inégalité n'est pas lié à la production de la nourriture puisqu'il apparaît plusieurs millénaires avant l'agriculture. Page 6. 
Selon le paradigme des Lumières, la phase qui suit l'égalitarisme primitif se caractérise par la garde des animaux et l'établissement d'un contrôle politique au niveau de la parenté mais sans propriété privée. La phase suivante voit le développement de l'agriculture et l'institution de la propriété privée des ressources (en particulier de la terre), en même temps que la vie sédentaire, la division du travail, l'échange, le gouvernement de la communauté et les lois. On considère alors que c'est au cours de cette phase agricole que d'importantes inégalités apparaissent. La phase finale, dans ce schéma, aboutit à l'émergence de la civilisation. Page 8. 
Certains, comme Voltaire et Condorcet, estimaient que la pensée rationnelle (le raisonnement) et le désir d'améliorer son sort étaient à même d'élever le peuple jusqu'aux plus hauts sommets du progrès (impliquant un surcroît de richesse et de loisir) pour culminer en des civilisations complexes : ainsi la principale source des inégalités serait, avec l'environnement politique dans lequel on naît, l'éducation. Page 9. 
Pour d'autres, comme Turgot, ministre des finances sous Louis XV, et John Millar, l'adoption du pastoralisme et de l'agriculture seraient aussi des facteurs importants qui auraient entraîné l'augmentation démographique, les surplus, la propriété, les villes, le commerce, la division du travail, et les inégalités, dont l'esclavage. L'accumulation de richesses et la transmission par héritage de la propriété privée étaient considérées comme particulièrement importantes dans la création des inégalités. Page 9. 
Rousseau également incluait la possession des ressources et la division du travail parmi les facteurs responsables de l'émergence de conflits qui engendrèrent des lois et les systèmes politiques établissant les inégalités. Page 10.
Au milieu du XIXe siècle et au début du XXe, l'opinion majoritaire chez les intellectuels était alors que tous les hommes naissent inégaux, particulièrement en ce qui concerne la race, la classe et le sexe. Page 10. 
Cependant, quelques voix discordantes s'opposèrent à ce consensus  plus particulièrement celles de John Stuart Mill et de Karl Marx associé à Friedrich Engels. [...] Ils ne faisaient pas appel à des facteurs racistes ou biologiques pour expliquer les inégalités, insistant plutôt sur le rôle des élites exploiteuses qui utilisaient les facteurs technologiques et économiques pour créer des inégalités. Page 11. 
A la fin des années 1890, Emile Durkheim [...] avança que, livrés à eux-mêmes, les individus sont tenaillés par des désirs sans fin, dont la perpétuelle insatisfaction peut conduire au désespoir et au suicide. Le rôle de la société est de contenir les désirs et les aspirations sociales, en assignant les individus à des classes aux prérogatives inégales. Page 12. 
Parmi les approches modernes, le clivage fondamental se place entre celles qui mettent en avant les facteurs cognitifs, sociaux et culturels pour expliquer l'apparition de l'inégalité [position dite relativiste], et celles qui privilégient les facteurs matériels et écologiques [position écologiste]. Page 23. 
[La position relativiste] doit être extrêmement déterminée pour tenir position face à tous les faits récurrents que l'archéologie nous montre [...] : 
1) Premièrement, il existe une sorte d'universalité chronologique. [...] Ce n'est qu'à partir du Paléolithique supérieur et surtout du Mésolithique que des sociétés développant des hiérarchies économiques s'accroissent et s'étendent géographiquement. Page 23.
[...] Deuxièmement, il existe de fortes corrélations géographiques. [...] Il est évident que dans les environnements les moins productifs (comme le centre de l'Australie ou, en Amérique, le Grand Bassin) les inégalités sociales ne se développent pas, ou peu, tandis que dans les environnements plus productifs elles atteignent un haut degré. Page 23.
[...] Troisièmement, il existe de fortes corrélations socio-économiques et culturelles. Les sociétés dépourvues de hiérarchies sociales marquées [étaient le plus souvent caractérisées par des] ressources alimentaires limitées, une faible densité de population, aucun stockage, peu ou pas d'objets de prestige, une grande mobilité, une appropriation peu développée des ressources et des matières premières, une forte éthique du partage et un faible niveau de compétition, en particulier sur le plan économique. A l'opposé, les sociétés à hiérarchies sociales marquées se procuraient davantage de ressources, avaient une densité de population plus élevée, étaient plus sédentaires, instauraient l'appropriation des ressources et des matières premières, rivalisaient de surplus et transformaient ces surplus en d'autres services ou bien de prestiges qui pouvaient devenir objet de compétition. Page 24. 
[...] Suivant le modèle fonctionnaliste, le principal avantage [des hiérarchies élitaires] est que les inégalités socioculturelles aident les gens à affronter les problèmes de production, les crises, le stress, etc. De tels modèles sont souvent combinés avec des modèles démographiques : la pression démographique et le confinement engendreraient des famines ou des conflits à répétition. Suivant ces modèles, la population est plus ou moins acculée à accepter l'inégalité sociale ; les élites étant originellement formées de gens agissant de façon altruiste pour le bien de la communauté, elles ne doivent être qu'en petit nombre. Page 28. 
Contrastant avec ces vues coercitives, les approches politiques mettent en avant la quête de l'intérêt individuel comme force majeure de l'émergence des inégalités socio-économiques. Selon certaines versions, un changement dans les conditions environnementales autorise une petite majorité à profiter de leur situation et à exiger des concessions de la communauté. Page 28. 
[... Dans les villages mayas,] les élites locales n'apportaient strictement aucune aide matérielle aux autres membres de la communauté en temps de crise mais cherchaient au contraire les moyens de profiter de l'infortune des autres. Ce fut un tournant majeur dans ma façon de comprendre le développement des inégalités socioéconomiques. [...] Ce que j'ai lu ensuite d'une large gamme de témoignages ethnographiques venant de tous les points du globe m'a montré que c'était, en fait, typique des élites transégalitaires(1) dans les villages et les chefferies traditionnelles. [...] Dans presque tous les cas où des inégalités socioéconomiques existaient , la production de surplus de nourriture était un résultat prévisible en année normale. En outre, quand le niveau de surproduction augmentait, le niveau d'inégalité socioéconomique et le niveau de complexité sociale en général augmentait également. [...] Cette observation conduisait directement à la notion suivante : plutôt que d'être forcés à accepter des relations socioéconomiques inéquitables, peut-être que beaucoup, sinon tous les membres de la communauté étaient leurrés et attirés dans ce type de relations par des chefs pleins d'initiatives qui utilisaient d'une certaine façon les surplus à leur avantage. Page 30. 
(1) Les sociétés transégalitaires se situent entre les sociétés de chasseurs-cueilleurs où l'égalitarisme est la règle générale et les chefferies clairement stratifiées. 
[...] Une variante du modèle politique basé sur les surplus postule que, dans des conditions favorables d'échange, ou dans des situations ou d'autres ressources de valeur peuvent être extraites et échangées contre de la nourriture, l'inégalité sociale peut également apparaître dans des zones ou l'agriculture n'est pas très productive [lieux stratégiques pour le contrôle des échanges, mines de sel, etc.]. Page 37. 
[...] L'accumulation de richesse en elle-même n'entraîne pas l'inégalité sociale et l'instauration de hiérarchies. [...] C'est le contrôle politique sur les gens [...] qui constitue en réalité la caractéristique de la complexité culturelle et de l'inégalité sociale. D'un autre côté, la maîtrise de la richesse est une des composantes les plus communes, sinon universelles, des stratégies utilisées pour établir des contrôles politiques. Page 39. 
[...] L'explication la plus populaire parmi les archéologues [...] est la pression démographique. [...] D'après ce modèle, les communautés investissent certain individus compétents d'un pouvoir et d'une autorité hiérarchique de façon à traiter rapidement et efficacement les situations défavorables. [...] Cependant, au niveau le plus basique, les mécanismes de la pression démographique ne sont pas réalistes. En effet, il existait une population entièrement contenue en Afrique pendant deux millions d'années qui ne pouvait s'échapper autrement que par l'isthme de Suez. Pourtant, l'émergence des sociétés transégalitaires, de la sédentarité et de la domestication s'est produite pratiquement en même temps, sinon plus tard, en Afrique que sur les autres continents. Page 41. 
Je suggère que la facteur clé, à l'origine de l'accélération exponentielle du développement et du changement au cours des trente derniers millénaires fut la capacité de produire, stocker et transformer des surplus de nourriture et l'introduction concomitante d'une compétition basée sur l'économie. Page 45. 
L'apparition de technologies de prestige, peut-être dès le Paléolithique moyen mais plus sûrement au Paléolithique supérieur, est le reflet de la capacité à acquérir et transformer des quantités significatives de nourriture de manière régulière et fiable. Page 48. 
Il y a trois composantes essentielles au modèle que je propose pour expliquer les origines de l'inégalité :
1) La production de surplus
2) Le transformation des surplus en dettes, obligations ou bien convoités (propriété, festins, objets de prestiges, prix de la fiancée et dots, accès au surnaturel, etc.).
3) La recherche de l'intérêt personnel entraînant l'introduction d'inégalités et des avantages particuliers. Page 49. 
D'après les psychologues, les formes extrêmes de personnalités (psychopathes) pratiquent le "profit" apparaissent dans une certaine mesure dans toutes les classes sociales indépendamment de l'éducation, et dans toutes les populations, même parmi les sociétés les plus simples de chasseurs-cueilleurs. Ainsi, il semble qu'il y ait une composante génétique à un tel comportement. Page 49. 
[...] La cause majeure de l'intensification de la production de nourriture dans les sociétés transégalitaires n'est ni le manque de nourriture, ni la pression démographique, mais bien plutôt la génération de davantage de surplus pour obtenir du pouvoir, de la richesse et des avantages de survie. Une fois que le stratagème des chefs est lancé et accepté, il implique pratiquement toute la communauté par ses ramifications et ses effets secondaires même si, au début, seules quelques personnes soutenaient activement les activités du leader. Une fois que le bon déroulement de la tactique des chefs est toléré, refuser d'y participer conduit à se marginaliser et à perdre du pouvoir au sein de la communauté. [...] Dans les sociétés non-industrielles, le travail humain est souvent le facteur limitant de la production de surplus si bien que la reproduction humaine croît également autant qu'il est possible, entraînant là un effet rétroactif. Il en est résulté la remarquable croissance exponentielle de la population, de la consommation d'énergie et de la complexité depuis l'apparition de la compétition économique dans les sociétés transégalitaires. Page 69.
Bryan HAYDEN, Naissance de l'inégalité - L'invention de la hiérarchie, Biblis, 2008.

Promotion Ubu roi. Mes 27 mois sur les bancs de l'ENA - Olivier Saby

Olivier Saby, diplômé de l'ENA, croque l'obsession de la notation, la médiocrité de l'enseignement et autres traditions de cooptation, à l'École Nationale d'Administration...

Les 10 phrases clefs qui font réfléchir...
  1. Pour tout élève de l'ENA [...] le classement de sortie est le sujet de conversation  par excellence. [...] Lors de l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, la suppression du classement avait été envisagée, provoquant une levée de boucliers chez certains anciens élèves, notamment ceux des grands corps, que briguent les mieux classés : la botte, composée du Conseil d'Etat, de l'Inspection générale des finances et de la Cour des comptes. Page 24.
  2. Alors que nous suivons depuis une heure trente un T.D. sur l'ouverture du capital de Gaz de France, nous apprenons de la bouche même de notre intervenant qu'il a découvert le sujet qu'il devait traiter en arrivant dans la salle et qu'il n'y connaît absolument rien... [...] Nouvelle erreur de casting, un expert de France Télévisions assénant un cours de réduction des coûts au ministère de l'Agriculture. Page 27 et 45.
  3. C'est là que le stagiaire de l'ENA est prié d'intervenir, en effectuant un audit qui aura le bon goût d'aboutir aux mêmes conclusions que l'ambassadeur. Page 75.
  4. Je demande quand même à mes collègues comment une situation locale aussi dégradée peut être tolérée par le Quai d'Orsay. "Il y a bien eu une mission d'inspection il y a quelques mois, m'explique l'un d'eux. Mais, tu comprends, les inspecteurs sont de la maison. Dans quelques années ils seront de nouveau en poste, et on pourrait se retrouver sous leurs ordres. Pour ne pas être catalogués balances, on ne dit trop rien..." Et le rapport d'inspection est dithyrambique. Page 76.
  5. Je suis [...] en terrain miné. Côté consulat, je suis l'espion de la chancellerie ; côté chancellerie, je suis le mignon de la consule. Page 82.
  6. "Vous savez Olivier, il faudrait une cellule psychologique du Quai d'Orsay dans cette ambassade. Nous sommes plus dans un asile d'aliénés ou une halte-garderie que dans une mission diplomatique..." Mince, le patron [l'ambassadeur] est au courant ! Page 114.
  7. Ma copie ne comporte aucune correction manuscrite, aucune indication qui m'aiderait à corriger mes erreurs et à m'améliorer en vue du prochain examen blanc [...]. Page 127.
  8. Ne pas oublier que l'homme qui me note à la fin de l'inspection sera peut-être amené à faire appel à moi lorsqu'il accédera à une préfecture ou à un cabinet ministériel. C'est le problème du circuit fermé. L'inspecteur sera préfet demain, chef de cabinet après-demain... Qui sait ? Ménager ses arrières et penser à autre chose lors d'un déjeuner, d'un cours ou d'un entretien auxquels il est de tradition d'assister, ne jamais faire obstacle aux règles qui ont fait les carrières de nos juges et pairs, se glisser dans le courant et se laisser entraîner... Page 192.
  9. [...] Les fonctionnaires [de l'Éducation nationale] que nous rencontrons s'engagent à nous informer dans les pus brefs délais de belles opportunités de carrière que nous pourrions y trouver. Ils nous proposent même de "construire" nos propres postes. Page 248.
  10. "Mais enfin, vous êtes trop bien classé pour aller à Montreuil. [...] Quand vous allez dire aux gens que vous êtes au tribunal de Montreuil, ils vont toujours penser que vous étiez mauvais.". Page 269.

Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste - Johan Norberg

Johan Norberg, avec une sincérité désarmante, nous explique pourquoi un véritable libre-échange mondial, serait le remède le plus efficace à tous les maux de l'économie capitaliste...

Les 10 phrases clefs qui font réfléchir...
1. Les pays qui produisent des terroristes ont quelque chose de plus important que la religion : ce sont tous des dictatures avec des économies protectionnistes, centralisées et contrôlées par l'Etat. Page 10. 
2. [Entre 1965 et 1998], les 20 % les plus riches du monde ont vu leur revenu moyen croître de 8 315 à 14 623 dollars, c'est-à-dire d'environ 75 %. Pour les 20 % les plus pauvres, la croissance a été encore plus rapide, avec un revenu moyen passant de 551 à 1 137 dollars, soit plus du double. Page 19. 
3. La population mondiale s'est accrue d'un milliard et demi de personnes pendant ces deux décennies, et pourtant le nombre de gens qui vivent dans la pauvreté absolue a baissé d'environ 200 millions. Page 21. 
4. [Les calculs ajustés pour le pouvoir d'achat] montrent que [...] les inégalités entre les pays ont diminué constamment depuis le début des années 1970. Cette baisse a été particulièrement rapide entre 1993 et 1998, années où le processus de mondialisation s'est accéléré. Page 44. 
5. Dans les endroits où des politiques libérales ont été mises en place et maintenues suffisamment longtemps, la pauvreté et la souffrance sont devenues l'exception plutôt que la règle, alors que le contraire a été vrai pendant une bonne partie de l'histoire du monde. Page 48. 
6. Ceux qui tombent sous le seuil de pauvreté aux Etats-Unis y restent en moyenne 4,2 mois. 4 % seulement de la population américaine est constituée de gens qui restent pauvres à plus long terme, c'est-à-dire plus de deux ans. Quant au groupe qui compose les 20 % les plus pauvres, il est constamment réapprovisionné par l'arrivée de jeunes travailleurs, d'étudiants et d'immigrants qui entreprennent à leur tour de monter dans l'échelle de la prospérité. Page 66. 

7. Ce qui importe est que le plus de gens possible vivent mieux, et cela reste valable même si certains améliorent leur sort plus rapidement que d'autres. Page 67. 

8. Cette théorie [la destruction des emplois causée par la concurrence déloyale des pays en développement] est devenue populaire dans les années 1970, et depuis la production n'a jamais été aussi rationalisée et mondialisée. Pourtant, partout dans le monde, il s'est créé beaucoup plus d'emplois qu'il n'en est disparu [...]. [Aux Etats-Unis], 70 % des nouveaux emplois procuraient un salaire supérieur au salaire médian. Page 116. 

9. Ce sont en fait les capitalistes qui tirent le plus de bénéfices des monopoles et des privilèges exclusifs. Instaurer le libre-échange et une économie de marché est une façon de leur enlever ces avantages et de les forcer à offrir les meilleurs produits et services en échange d'une partie de nos avoirs. Page 185. 

10. Il est certain que certaines des matières premières que nous utilisons aujourd'hui, avec les quantités qui existent, ne pourraient suffire pour la planète entière si tout le monde en consommait autant. Mais cette constatation n'a pas plus de pertinence que celle d'un homme de l'âge de pierre qui déclarerait que si tout le monde atteignait son niveau de consommation, il n'y aurait pas assez de pierres, de sel et de fourrure pour les satisfaire tous. La consommation de matières premières n'est pas un phénomène statique. Page 207.
Johan NORBERG (2003), Plaidoyer pour la mondialisation capitalistePlon.

L'Etat prédateur - James K. Galbraith

James K. Galbraith nous dévoile comment, aux Etats-Unis, les conservateurs ont, en réalité, depuis longtemps renoncé au libre-échange au profit du parasitage de la poule aux oeufs d'or qu'est pour eux l'Etat providence et ses institutions publiques...

Les 10 phrases clefs qui font réfléchir...
1. Sous Georges W. Bush, les bases du conservatisme de libre marché ont été abandonnées, ce que les conservateurs à principe ont très vite compris. Elles ont été remplacées par les structures d'un État prédateur, la capture des administrations publiques par la clientèle privée d'une élite au pouvoir. Page 13. 
2. En dehors de la politique commerciale, où un populisme bien ancré s'oppose d'instinct aux accords de "libre-échange", les libéraux [au sens anglo-saxon, donc les partis de gauche] ont, en gros, accepté les principes de base des conservateurs : contrôle de la monnaie, budgets en équilibre, réglementation dans le seul cas où l'on peut prouver un "échec du marché". Et tant qu'ils resteront sous le charme, ils ne pourront pas penser ni dire le monde dans des termes réellement liés à son état actuel. Page 37. 
3. Quel est l'impact mesurable des incitations fiscales pour encourager l'épargne [menées depuis la fin des années 1970] ? Il est nul. [...] En pratique, le taux d'investissement privé a augmenté allègrement alors que le taux d'épargne privé a chuté [...]. Page 64. 
4. [...] Le crédit consenti par les banques étrangères ne peut pas, en règle générale, financer l'industrialisation quand les marchés des capitaux sont libres. La force même qui rend un pays digne d'emprunter, son adhésion à la politique économique qui a la faveur des banquiers, mine la compétitivité de l'investissement industriel, et oriente les fonds qu'on lui prête vers la consommationPage 118. 
5. Quand une société est très inégalitaire, il y a nécessairement peu de "bons" emplois, et beaucoup de "mauvais". [...] Et lorsque cette situation se perpétue, il est normal que de très nombreuses personnes partent à la chasse des rares "bons emplois". [...] C'est le chômage. Donc, toute choses égales par ailleurs, l'inégalité produit le chômage, et le chômage produit le gâchis [...]. Page 144. 
6. Une réglementation stricte favorise les entreprises qui n'ont aucun problème pour la respecter, une réglementation laxiste donne un avantage indu aux traînardsPage 191. 
7. Quand on entend quelqu'un parler d'un marché, la première question devrait être : est-il réel ? Y'a-t-il une marchandise de base, et peut-on réellement choisir entre des fournisseurs en concurrence ? Si ce n'est pas le cas, il n'y a pas de marché, et une analyse fondée sur l'offre et la demande ne fonctionnera pas. Page 228. 
8. La lutte autour de la planification [...] n'est pas une lutte entre la démocratie et l'entreprise, mais entre ceux, scientifiques, ingénieurs, certains économistes, intellectuels publics, qui essaient de représenter l'intérêt collectif futur et ceux, banques, entreprises, lobbyistes et les économistes qu'ils emploient, qui ne représentent que l'intérêt tribal actuel. Page 241. 
9. Le vrai secret [du "modèle scandinave"] est une réglementation offensive sur les salairesPage 271. 
10. Il y a donc un argument social en faveur de politiques qui soutiennent l'investissement privé dans le secteur des entreprises. Mais, là où il va à de coûteuses demeures et autres objets de luxe, le marché réserve très efficacement l'ensemble des bénéfices à ceux qui ont effectué l'acte d'épargnePage 67.

La dette publique, une affaire rentable - Holbecq, Derudder

André-Jacques Holbecq joint sa voix à ceux (comme Etienne Chouard par exemple), qui considèrent que le principe de la dette publique a été inventé et imposé par les banksters pour s'enrichir sur le dos des citoyens et autres contribuables...
Les 10 phrases clefs qui font réfléchir...
  1. Ce sont les crédits qui permettent les dépôts, et non l'inverse. Page 41.
  2. En abandonnant au secteur bancaire le droit de créer de la monnaie, l'Etat s'est privé en moyenne d'un pouvoir d'achat annuel représentant environ 5,2 % du revenu national. Page 55.
  3. Alors, bien-sûr, une dette de 18 500 euros pèse sur les frêles épaules de chaque nouveau-né si la population reste égale, mais ces bébés reposent dans un lit douillet d'une valeur dix fois supérieure [...]. Page 61.
  4. Il apparaît clairement que la charge des intérêts nous maintient en déficit permanent, alors que sans intérêt, le budget aurait été dans la majorité des cas [des soldes annuels des budgets des administrations publiques de 1980 à 2009], soit équilibré, soit positif. Page 69.
  5. [...] Mises à part les récentes années dans les pays industrialisés, l'histoire de l'humanité s'inscrit dans une rareté due au manque de connaissances et de moyens qui l'a enfermée dans une "dynamique guerrière" de lutte pour la survie. Le capitalisme libéral [...] est imprégné de cette dynamique sans doute encore nécessaire à l'époque. Page 89.
  6. Que les autorités publiques à qui la gestion de ce pouvoir [la création monétaire] a été confié en aient abusé, c'est une chose, cela ne peut nullement remettre en cause la légitimité du collectif sur ce pouvoir. Si l'on peut certes trouver des exemples où l'abus de l'usage de la planche à billets a généré une hyper-inflation destructrice, on oublie de mentionner les bienfaits qu'elle a pu dispenser quand son usage fut raisonnable. Page 109.
  7. [Alors que] la Banque centrale européenne [...] se fixe un objectif d'augmentation de la masse monétaire de 4,5 % par an [2,5 % d'augmentation de PIB et 2 % d'inflation], cette masse augmente de 8 à 10 % par an [...]. Selon les théories auxquelles la BCE obéit, une telle augmentation aurait dû causer un dérapage inflationniste [...]. Cela démontre que le lien de causalité entre la masse monétaire et l'inflation à la consommation est plus que théoriquePage 110.
  8.  "Il est aujourd'hui pour le moins paradoxal de constater que lorsque, pendant des siècles, l'Ancien Régime avait préservé jalousement le droit de l'Etat de battre monnaie et le privilège exclusif d'en garder le bénéfice, la République démocratique a abandonné pour une grande part ce droit et ce privilège à des intérêts privés. " ALLAIS M. (1976). Page 138.
  9. "69 % de la croissance de la masse monétaire est due à la croissance des actifs financiers [...]."HARRIBEY J.-M. (2007). Page 113.
  10. "Les difficultés financières de l'Etat ne viennent pas du tout de son incurie, mais de sa pauvreté artificiellement programmée à travers un système bancaire inique, un privilège de type féodal discrètement consenti aux banques privées - le droit de créer la monnaie et de prélever un intérêt sur cette monnaie neuve, et l'obligation pour l'Etat de s'endetter auprès des acteurs privés pour financer les besoins publics - système bancaire qui met le pays en coupe réglée, sans aucun espoir de jamais rembourser une dette sans fin puisque la création monétaire est rançonnée." CHOUARD E. Page 147. 
A.-J.HOLBECQ et P. DERUDDER, La dette publique, une affaire rentable. Yves Michel, 2011.

L'origine des systèmes familiaux - Emmanuel Todd

Emmanuel Todd explique et anticipe l'histoire politico-économique moderne de tous les peuples à travers leurs structures familiales à l'époque pré-industrielle, remet en cause certains principes fondamentaux de la science anthropologique formalisée en particulier par Claude Lévi-Strauss, et en déduit que les structures familiales occidentales, dites "modernes", sont en réalité les mêmes qu'au paléolithique, et par la-même, que les structures communautaires ou patriarcales, considérées comme archaïques, sont des évolutions récentes et logiques...

10 points clefs qui font réfléchir...
1. Dans la plupart des pays où avait eu lieu une révolution communiste endogène (Russie, Chine, Yougoslavie, Vietnam) ainsi que dans la plupart des régions où le vote communiste était fort dans le cadre d'un système démocratique (Italie centrale, Finlande du Nord), on pouvait identifier en milieu paysan traditionnel une forme anthropologique spécifique, la famille communautaire, associant [...] un père et ses fils mariés. Page 13. 
2. Dans L'illusion économique, j'ai expliqué le conflit entre deux types de capitalisme par la persistance de valeurs anthropologiques héritées du fond paysan. Le capitalisme ultra-libéral anglo-saxon, passionné de court terme, de profit et de consommation, reflète les valeurs de mobilité de la famille nucléaire absolue. Les capitalisme japonais et allemand, attachés à l'investissement technologique, au long terme et à la production, reproduisent, dans le contexte de la globalisation économique, les valeurs de continuité de la famille souche. Page 14.
3. [...] L'une des certitudes auxquelles je suis arrivé est que l'Europe, placée sur la périphérie de l'Ancien Monde, est sur le plan familial un conservatoire de formes archaïques, et que nous sommes restés, pour ce qui concerne l'organisation anthropologique, assez proche de la forme originelle. C'est parce que nous avons échappé à des évolutions paralysantes pour le développement technologique et économique que nous avons été, durant une brève période, en tête de la course au développement, bien que nous n'ayons, nous autres Occidentaux, inventé ni l'agriculture, ni la ville, ni le commerce, ni l'élevage, ni l'écriture, ni l'arithmétique. Page 15. 
4. Les généralisations anthropologiques n'ont jamais été capable d'intégrer à leurs modèles les Européens, apparemment dispensés par leur réussite économique de prendre place dans une loi englobant l'ensemble de l'humanitéPage 22. 
5. Soit deux traits mutuellement exclusifs, A et B, représentés sur une carte. Si le trait B occupe une zone centrale d'un seul tenant et si le trait A est réparti dans plusieurs zones séparées périphériques, il est probable que le trait B a été une innovation qui s'est diffusé vers la périphérie. Les zones caractérisées par le trait A représentent l'implantation résiduelle d'un trait antérieurement prédominant sur l'ensemble de l'espace cartographiéPage 24. 
6. L'agriculture s'est elle-même répandue selon un processus de diffusion qui n'a laissé subsister la chasse et la cueillette que dans des zones résiduelles périphériquesPage 30.  
7. L'innovation patrilinéaire et communautaire a en réalité fini par casser le processus de développement là où elle s'est imposée, parce qu'elle a aboutit dans sa phase finale à un abaissement du statut de la femme qui a diminué le potentiel éducatif de la population concernée. Page 28. 
8. L'absence de règle n'apparaît plus comme le résultat d'une implosion mais comme un état ancien. Avant l'égalité et l'inégalité, il y avait l'indifférence à la question de l'égalité. Avant l'autorité et la liberté, il y a l'indifférence à la question de l'autorité. Page 65. 
9. La sédentarisation ne s'identifie pas au passage à l'agriculture. Les historiens du Moyen-Orient admettent désormais qu'elle a précédé la domestication des plantes [...]. Réciproquement, l'agriculture n'implique pas une sédentarisation définitive. La technique du brûlis suppose un déplacement du groupe au bout de quelques années d'exploitation du groupe. Page 74. 
10. La distribution géographique [dans le monde] des types familiaux matrilocaux apparaît dès le premier coût d'oeil parfaitement périphérique. Page 105.

Nouveau voyage au centre de la Terre - Vincent Courtillot

Vincent Courtillot partage ses connaissances et sa passion de la Terre, émet des doutes sur l'origine anthropique du réchauffement climatique et défend la théorie des extinctions massives par les "super-volcans", selon lui bien plus destructeurs que les astéroïdes...

Les 10 phrases clefs qui font réfléchir...
  1. Des études [...] montrent qu'à l'échelle des dernières glaciations, ce sont les variations de température qui précèdent, d'un millénaire environ, celles de teneur en CO2Page 24.
  2. L'ère Tertiaire, depuis 60 millions d'années environ [jusqu'à nos jours], c'est "la marche vers le froid". Page 26.
  3. Le refroidissement relatif des années 1940 à 1970 est attribué par certains à la pollution résultant de la reprise industrielle après le Seconde Guerre mondialePage 41.
  4. La glace qui s'était accumulée sur le nord de l'Europe entre -100 000 et -20 000 ans pesait sur la croûte [terrestre] qui s'est lentement mais sûrement enfoncée dans le manteau. Depuis la fonte de ces glaces, il y a environ 18 000 ans, la charge a été supprimée et la croûte remonte (on dit qu'elle "rebondit") [de l'ordre du centimètre par an]. Page 135.
  5. Un bref évènement d'échange inertiel [se serait] produit en 15 millions d'années ou même moins au début du Cambrien, avec des vitesses de dérive de plus de 60 centimètres par an ! Le fait que cette période coïncide avec la grand développement de la vie sur Terre [...] est évidemment fascinant. Page 175.
  6. L'idée de Wilson est que se déroule en 300 ou 400 millions d'années un cycle répétitif qui va de l'agrégation d'un unique super-continent à sa désagrégation, à la dispersion des plaques puis à leur collage en un nouvel assemblage unique. Page 175.
  7. Les quatre dernières plus grandes extinctions en masse sont donc toutes associées temporellement à un trap [épanchement de lave]. Page 234.
  8. L'éruption du Laki [en Islande] a émis entre juin 1783 et février 1784, 15 kilomètres cubes de lave sur 565 kilomètres carrés (ainsi que 250 mégatonnes de gaz sulfureux [...] et 1 100 mégatonnes de cendres et de téphras, fragments de lave solide [...]). Page 246.
  9. A Sumatra, l'éruption du Toba il y a 74 000 ans a émis 2 800 kilomètres cubes de lave et de cendres, ce qui en fait [l'éruption] la plus considérable des derniers 100 000 ans sur Terre [avec un] refroidissement estimé entre 5 et 15 °C. Page 253.
  10. Le niveau des mers (en dehors des périodes où existent et fluctuent des calottes glaciaires, périodes rares dans l'histoire géologique) est principalement gouverné par l'activité interne du globe. Quand s'accélère la production de croûte océanique aux dorsales océaniques, celles-ci sont plus chaudes, moins profondes, et elles occupent un volume plus important au sein des océans, dont le niveau monte alors (transgression). Page 280.
Vincent COURTILLOT (2009), Nouveau voyage au centre de la Terre, Odile Jacob.

Les climats passés de la Terre - Société géologique de France

Où l'on prend quelques leçons sur le système climatique et sa complexité légendaire...

Les 10 phrases clefs qui font réfléchir...
  1. [Le soleil] nous apporte 340 W/m² de sol moyen quand le dégagement géothermique ne représente que 0,09 W/m². Cependant, la Terre renvoie dans l'espace 30 % de l'énergie solaire, en particulier par ses surfaces blanches, comme le sommet de certains nuages ou encore les glaces. L'albédo, qui exprime ce pouvoir réflecteur, fait que seul 70 % de l'énergie incidente parvient à chauffer le sol terrestre, la végétation, l'océan. La surface de la planète, ainsi chauffée, émet un rayonnement infrarouge (IR). Page 10.
  2. La vapeur d'eau est le gaz qui produit la plus grande part de l'effet de serre (> 50 %). Page 11.
  3. On arrondit souvent à 900-550 Ma l'épisode très médiatique de la snow-ball, où la Terre aurait connu un englacement total. [...]. Page 21.
  4. Le bord des feuilles tend à devenir plus lisse lorsqu'il fait chaud. Page 27.
  5. Le climat semble être resté globalement chaud durant le Mésozoïque [ère secondaire], avec une teneur en CO2 qui atteint cinq fois la valeur préindustrielle [...]. Aucun continent ne s'étend sur les pôles et il n'y a pas de glace polaire pérenne. Le volume [des rides océaniques] et l'absence de calotte polaire portent l'océan à 250 m au-dessus de son niveau actuel. Page 31.
  6. La quantité de neige qui s'accumule aux pôles est lié directement à la température de l'air. Plus il fait chaud, plus il neige (noter qu'au centre de l'Antarctique, il ne se forme que 2 cm de neige par an). Page 41.
  7. On fait appel [...] à ce phénomène pour prédire un refroidissement temporaire de l'Europe dans le cadre du futur réchauffement global [le Gulf Stream se détournant de l'Europe à la latitude de l'Espagne]. Page 49. 
  8. Le volcanisme n'apporte à l'atmosphère que 0,03 % des émissions humaines. Page 53.
  9. Comme le champs magnétique solaire protège la Terre des rayons cosmiques, et comme ces derniers pourraient créer des noyaux de condensation, donc des nuages, en frappant les particules de l'atmosphère, certains chercheurs ont voulu vérifier que "Moins le soleil est actif, plus dense serait la couverture nuageuse". Page 56.
  10. L'Amazone comptabilise à lui seul 17 % des apports d'eau annuels aux océans. Page 109.
Les climats passés de la Terre. Société géologique de France, Vuibert, 2007.

Quand le dollar nous tue - Edouard Tétreau

Edouard Tétreau nous inquiète avec ses histoires de monnaie de singe en dollars...

Les 10 phrases clefs qui font réfléchir...
  1. [...] Cette fausse valeur [des milliers de millions de dollars injectés dans l'économie (sans contrepartie économique) par la FED, dit quantitative easing] est littéralement en train de faire sauter la planète en créant une inflation à la hauteur de l'ardoise qui doit être effacée : 20 000 milliards de dollars. Page 13.
  2. Le Trésor américain […] perd au rythme actuel 4 milliards de dollars par jour. Page 18.
  3. Rappelons qu'à l'origine des émeutes de Tiananmen, il y avait éventuellement désir de liberté ; il y avait surtout une population rudement éprouvée par une inflation à 20 %. Page 35.
  4. Depuis 2008, la Chine a accéléré la conversion de ses dollars en actifs plus tangibles : terres en Afrique, mines, actions de grandes sociétés, et dettes des pays européens. Page 49-50.
  5. L’Europe, l'Asie hors la Chine, l'Amérique latine et les grands pays musulmans […], deux fois plus importants que le tandem sino-américain, en terme de population et de richesse économique notamment, […] méritent d'abord de s'organiser et de se défendre. Page 53-54.
  6. General Motors et Chrysler n'ont dû leur survie et leur prospérité actuelle qu'à l'effacement de leurs dettes par le gouvernement américain. Page 63.
  7. En 2010, près de un million de voitures ont été vendues aux États-Unis grâce à des prêts... subprimePage 63.
  8. Comme l'aurait dit Churchill : « on peut faire confiance aux américains pour trouver la meilleure solution, après avoir essayé toutes les autres. ». Page 81.
  9. Depuis 1971, la masse des dollars en circulation dans le monde a été multipliée par 21, tandis que la richesse de l'Amérique, mesurée par son PIB, a augmenté sept fois moins vite. Page 109.
  10. […] La crise autour de l'euro, […] arrange formidablement bien les affaires de l'Amérique. Plus l'euro est décrédibilisé, plus les détenteurs d'excédents monétaires sont contraints et forcés d'acheter du dollars. Page 116-117.
Edouard TETREAU, Quand le dollar nous tue. Grasset, 2011.