Hypoénergie...

Des solutions intelligentes pour consommer moins d'énergie...
2. En étudiant l'énorme gaspillage lié à la climatisation [... nous envisageons de recouvrir les bâtiments] d'un polymère très particulier [et bon marché...], le PNIPAm qui passe de l'état hydrophile à l'état hydrophobe aux alentours de 32° C. [...] Quand vient la canicule, il repousse [l'eau absorbée] vers la surface, lui permettant ainsi de s'évaporer : c'est ainsi que le bâtiment est refroidi [en reproduisant le mécanisme de transpiration]. [...] D'après nos calculs, un foyer verrait ainsi sa consommation d'énergie réduite de 60 %. [...] Notre idée est plutôt adaptée aux climats tropicaux [...]. Aline ROTZETTER (Institut fédéral suisse de technologie à Zurich), Science & Vie, 12/2012, p. 54.
1. A Val d'Europe, en Seine-et-Marne, le Syndicat d'agglomération nouvelle vient d'inaugurer une pépinière d'entreprises de 1 800 m² chauffée par récupération de la chaleur émise par un data center voisin. [...] Au bout du compte, ce sont 5 400 tonnes de CO2 qui sont ainsi économisées. Le Nouvel Observateur, 12/2012, p. 24.

Cache-cache...

Quand un adulte regarde un bébé de moins de six mois et que le bébé le regarde, si l'adulte tourne soudain la tête dans une autre direction, avec les yeux ouverts, le bébé tourne la tête dans la même direction. Il suit le regard de l'adulte. "Je veux voir ce que tu regardes" semble dire le bébé, "ce que tu regardes m'intéresse au plus haut point".
[...] Un enfant d'un an ne cherche pas à regarder dans la direction vers laquelle un adulte tourne la tête alors qu'il a les yeux fermés. Le bébé sait que fermer les yeux empêche de voir. Mais si la personne adulte se met un bandeau sur les yeux, et tourne la tête dans une autre direction, le bébé va regarder dans cette direction. Il ne sait pas encore qu'un bandeau sur les yeux empêche de voir [...].
Mais si on met un bandeau sur les yeux du bébé, il réalise que le bandeau l'empêche de voir. Alors, lorsqu'un adulte portera un bandeau sur les yeux, il se comportera avec lui de la même manière qu'il se comporte avec un adulte qui ferme les yeux.

Juste...

Les révolutions qui naissent de bonnes lois et qui sont maniées par d'habiles mains changeraient la face du monde sans l'ébranler.
SAINT-JUST

Changer le monde ?

Dans l'histoire de l'humanité, il n'y a pas de retour volontaire en arrière.

Robert MUSIL, L'homme sans qualités.

Artillerie lourde...

Les chiffres du lobbying ...
4. [...] Le lobby pharmaceutique est l'un des plus puissants à Washington : 189,1 millions de dollars dépensés en lobbying par les firmes en 2007. Mikkel BORCH-JACOBSEN, Books, 04/2009, p. 22. 
3. Goldman Sachs et JP Morgan ont dépensé respectivement  8,3 et 12,7 millions de dollars en lobbying auprès des législateurs qui travaillent toujours sur le texte finale de loi Dodd-Franck de juillet 2010. William COHAN, cité par Christine KERDELLANT, L'Express, 11/2012, p. 92. 
2. Depuis 1998, Exxon Mobil a injecté 9,4 millions de dollars dans les campagnes présidentielles et législatives, dont 87 % en faveur du parti républicain, et dépensé 169 millions en campagnes de lobbying à Washington. Coral DAVENPORT (BookForum, 2012), Books, 11/2012, p. 42.
1. Dans les années 1980, le secteur du lobbying [aux États-Unis] pesait 400 millions de dollars par an. Aujourd'hui il pèse dans les quatre milliards. Jacob HACKER, Arte, 740 Park avenue, 29/11/2012.
1.2. D'autres extraits de ce reportage d'Arte sur le lobbying aux États-Unis >>

Qui dit quoi ?

Où l'on résume, en deux temps trois mouvements, les idées fondamentales des grands penseurs de l'économie...

Adam SMITH
1. Le travail est la seule source de la richesse et la meilleure mesure de la valeur.
2. La puissance créatrice du travail est décuplée par la spécialisation (la division du travail).
3. La poursuite de l'intérêt individuel, profite à tous (la main invisible).

Jean-Baptiste SAY
1. Toute offre crée automatiquement sa propre demande. L'économie est donc fondamentalement équilibrée.
2. L'épargne est la vertu cardinale des agents économiques.
3. La monnaie n'est qu'un intermédiaire neutre.

David RICARDO
1. La rente de la terre à tendance à augmenter.
2. Les salaires ont tendance à s'établir au niveau de subsistance.
3. Le profit est condamné à baisser (théorie des rendements décroissants).

Jean-Charles de SISMONDI
1. Le capitalisme s'efforce de ne rien laisser à l'ouvrier que justement ce qu'il lui faut pour se maintenir en vie, et se réserve à lui-même tout ce que l'ouvrier a produit par-delà de la valeur de cette vie.
2. Par [la division du travail], l'homme a perdu en intelligence, en vigueur de corps, en santé, en gaieté, tout ce qu'il a gagné en pouvoir pour produire plus de richesse.
3. Le gouvernement doit être le protecteur du faible contre le fort.

John Stuart MILL
1. Envisage l'intervention de l'État tout en refusant l'égalitarisme.
2. Les lois de la production s'imposent à l'homme.
3. Les lois de la répartition sont en grande partie du ressort de la législation.

Karl MARX
1. Le travail a une valeur d'échange : le salaire.
2. Le travail en une valeur d'usage : ce que le travail produit.
3. La baisse tendancielle du taux de profit : plus les entreprises remplacent le travail vivant par les machines, plus elles produisent et créent du chômage, donc les prix baissent, entraînant avec eux les profits.

John Maynard KEYNES
1. C'est la consommation et non l'épargne qui est le véritable moteur de l'économie. Les ménages consomment d'abord et épargnent ensuite.
2. L'épargne se fait au détriment de la consommation et fait donc baisser les prix.
3. Les entreprises embauchent non pas en fonction du coût du travail mais des perspectives de vente.

Michel MUSOLINO (2007), L'économie pour les nuls, First Editions, p. 40.

Partage trop rare...

Par des méthodes différentes, les systèmes de partage se fondent sur l'idée que les biens que la nature nous offre doivent être accessibles à tous, y compris parce que si j'en prive mes semblables, je pourrais en être à mon tour privé. Généralement, se raisonnement n'est guère explicite, il est intégré dans les cultures, parfois jusque dans le langage. Ainsi, dans certaines langues africaines, le mot "je" n'existe pas. On ne peut donc pas dire "je mange", mais nécessairement "nous mangeons". 
[...] Aussi humains et éthiquement remarquables soient-ils, la solidarité et le partage ont un défaut. Ils ne peuvent qu'être des systèmes de gestion défensive de la rareté, en aucun cas une solution à celle-ci, car ils ne permettent pas son dépassement. Partager des biens rares signifie en effet partager la pénurie, la rendre encore plus insurmontable
[...] La solidarité et le partage rendent impossible l'apparition spontanée d'un surplus, d'une richesse supplémentaire à économiser et à investir. Ou alors il faut aller chercher ce surplus par la coercition et la violence, comme ce fut le cas dans les systèmes communistes modernes [...].

The Georges touch...

Où comment un spéculateur s'y prend, très concrètement, pour "attaquer un État"...

Pour se faire, le spéculateur s'en prend à sa devise (sa monnaie) en pariant (massivement) sur la baisse future de sa valeur. L'exemple le plus souvent cité est The black wednesday (le mercredi noir) du 16 septembre 1992, le jour où Georges Soros a fait "sauter la Banque d'Angleterre" en attaquant la livre sterling.
La technique consiste à emprunter dans la monnaie fragile (celle que l'on souhaite voir baisser), la convertir en une monnaie forte le temps qu'elle perde de la valeur, puis reconvertir en sens inverse en récupérant au passage une beau profit.

Exemple théorique...
Imaginons que le taux de change de l'euro en dollars soit 1 € = 1,45 $. Vous pensez que l'euro va baisser et ne vaudra plus dans un mois que, mettons, 1,40 $.

1. Vous empruntez 100 € à votre banque (vous êtes un spéculateur prudent...) à un taux de, par exemple, 4 % (taux d'intérêts de la Banque centrale européenne).
2. Vous convertissez le même jour cette somme en dollars (ce qui revient à acheter des dollars). Vous disposez alors de 145 $.
3. Vous placez aussitôt ces 145 $ à, disons 2 % (taux d'intérêts de la FED). A ce stade-là, avec seulement 100 € vendus, aucune chance d'influer sur le cours de l'euro. Un gros investisseur (fonds d'investissement privé comme celui de Georges Soros, fonds de pension ou hedge funds), lui, peut échanger plusieurs milliards d'euros. Cette offre massive pousse le cours à la baisse, sans parler d'un éventuel effet de panique qui peut accentuer cette baisse (que peut bien cacher une telle offre de vente !).
4. Après un mois, l'euro perd environ 10 %. Le nouveau taux de change est alors de 1 € = 1,30 $. Vous ressortez vos dollars avec les intérêts du placement...
145 x 2 % x 30/360 = 0,24 $.
Vous possédez donc 145,24 $ que vous convertissez en euros...
145,24 x 1/1,30 = 111,72 €.
Vous remboursez l'emprunt et les intérêts...
100 + (100 x 4 % x 30/360) = 100,33 €.
Votre gain net...
111,72 – 100,33 = 11,39 €.
A partir de rien (vous avez emprunter les 100 euros de départ à votre banque), vous avez gagné plus de 11 euros : c'est ce que les financiers appellent un effet de levier. Imaginez que vous soyez Georges Soros : vous misez alors non pas 100 €, mais... 7 000 000 000 € ! 

Exemple de Georges Soros...

1. Il détecte la divergence entre les cours du marché et les fondamentaux de l'économie. En particulier parce que le taux d'inflation au Royaume-Uni, plusieurs fois supérieur au taux allemand, ne permettait plus de conserver un taux de change supérieur à 2,70 marks la livre, imposé par le SME (Système monétaire européen). Il était persuadé que la livre devrait baisser tôt ou tard...
2. Avant le 15 août, Quantum, son fonds d'investissement, emprunte 14 milliards de dollars en livre (avec seulement 1 milliard de dollars de garanties, uns sorte d'apport personnel, en somme...).
3. Il vend à découvert (il short via des sterling put options) pour 7 milliards de livres.

Voir cet article didactique pour mieux comprendre le fonctionnement des produits dérivés >>

4. En parallèle, il achète pour 6 milliards de dollars de marks, 500 millions de dollars de francs, 500 millions de dollars d'actions anglaises censées monter lors d'une dévaluation de la livre, prend des positions "longues" (se porte acheteur à terme, c'est-à-dire pari sur une hausse des cours) sur les marchés obligataires allemands et français, et des positions "courtes" (vend à découvert, c'est-à-dire pari sur une baisse des cours) sur leurs marchés boursiers.
5. Ensuite, il se répand dans la presse financière afin d'entraîner d'autres spéculateurs à sa suite.
6. La Bank of England dépense 50 milliards de dollars de réserves pour tenter de contrebalancer la chute du cours de la livre (elle essaie an vain de racheter ces milliards de livres proposés à la vente).
7. Un mois plus tard, en ultime recours, elle relève ses taux d'intérêt de 10 % à 12 % (et promet même, en désespoir de cause, un nouveau relèvement à 15 % pour convaincre les investisseurs d'acheter de la livre. Ils ne suivent pas. La devise perd 24 % en 3 mois. Le mark et le franc ont pris brutalement 7 %. Les obligations françaises et allemandes ont pris 3 %. Wikipédia.
8. Georges Soros exerce alors ses options en achetant au comptant une livre bien moins chère qu'il ne la revend et empoche au passage autour d'un milliard de dollars.

Subterfuge...

On peut soutenir que le Purgatoire a été la réponse catholique à un danger, celui de la maîtrise totale des circuits du crédit par les Juifs. Page 126. 
A la fin du XIIIe siècle, les marchands ont fini par obtenir deux biens fondamentaux qui jusqu'alors s'excluaient l'un l'autre : un bien matériel, un bien spirituel. Auparavant ils gagnaient de l'argent, mais ce faisant ils se damnaient. Désormais, ils peuvent garder leur argent et, après un séjour au Purgatoire, aller au Paradis. Ils ont concilié "la bourse et la vie". Page 128.
Loïc BELZE et Philippe SPEISER (2007), Histoire de la finance. Vuibert. 

Indulgences stériles...

L'Église a été aussi responsable d'actions calamiteuses. L'interdiction du prêt à intérêt, par exemple, a attisé la haine vis-à-vis des juifs qui le pratiquaient. L'Église a aussi étouffé les sciences et le savoir, mais surtout elle a été à l'origine de quelque chose de purement scandaleux à nos yeux : l'accumulation et la stérilisation d'immenses richesses
[...] C'est par un drôle de paradoxe que l'Église est devenue riche. Ayant inculqué la méfiance vis-à-vis de l'argent de ses fidèles, elle a souvent été bénéficiaire de legs ou de dons de puissants voulant ainsi acheter une place au paradis. Elle est ainsi devenue propriétaire d'immenses domaines dans tout les pays d'Europe
[...] Un partie considérable des richesses de l'Église fut consacrée à la construction tous azimuts d'églises, de cathédrales, de couvents, d'abbayes et de monastères. Ces constructions omniprésentes ( peut-on seulement les dénombrer ?) représentent en termes économiques modernes une immense stérilisation de richesses. Un détournement d'autres utilisations sûrement plus productives [...] que cet hommage à la gloire de Dieu.
Michel MUSOLINO (2007), L'économie pour les nuls, First Editions, p. 36.

Paysan pure souche...

Emmanuel Todd nous explique les caractéristiques des structures familiales et leur impact insoupçonné sur l'histoire des peuples et des nations...
L'hypothèse familiale ne [prétend] nullement tout expliquer et surtout pas pour l'éternité. Elle suggère que les valeurs héritées du passé paysan se réincarnent temporairement dans l'idéologie qui naît du désarroi engendré par l'alphabétisation, l'urbanisation et l'industrialisation. Page 14.
La famille souche, système à héritier unique fondé sur les principes d'autorité du père et d'inégalité des frères, prédominante en Allemagne et au Japon, a favorisé des idéologies et des mouvements autoritaires ethnocentriques dans le contexte de la transition vers la modernité. Page 14. 
La famille nucléaire absolue anglaise, très libérale pour ce qui concerne les rapports entre parents et enfants mais assez indifférente à l'idée d'égalité, était le substrat nécessaire aux développements de l'individualisme et du libéralisme politique anglo-saxon. Page 14.
La famille nucléaire égalitaire du Bassin parisien, structurée par les valeurs de liberté des enfants et d'égalité des frères, prédisposait à une acceptation des principes de 1789 [...]. Une structure familiale qui définit les frères comme égaux loge en effet dans l'inconscient l'idée à priori d'une équivalence des hommes et des peuples. Page 14. 
[La famille communautaire] patrilinéaire, [autoritaire et égalitaire (entre les frères)] a fini par casser le processus de développement là où elle s'est imposée, parce qu'elle a aboutit dans sa phase finale à un abaissement du statut de la femme qui a diminué le potentiel éducatif de la population concernée. Page 28. 
Nous pouvons admettre la nécessité d'une relation fonctionnelle entre l'évolution de l'agriculture et celle de la famille. Page 137. 
[...] L'incitation au départ est très forte pour les premiers agriculteurs parce que les sols nouveaux sont plus fertiles que les anciens, dont la régénération peut déjà poser des problèmes à la vieille communauté. Ainsi qu'il a été écrit, "l'économie néolithique est expansive". Page 138. 
[...] Mais au coeur de cette civilisation agricole en expansion, la terre finit par devenir rare, et progressivement s'installe, selon l'expression de Pierre Chaunu, le "temps du monde plein". Il n'est plus aussi facile d'émigrer. Page 138. 
[...] Je pense que c'est dans ce monde fermé, dans lequel tout espace a un maître, que peut être inventé le mécanisme de la famille souchePage 138. 
[...] Les aînés, complètement privés de possibilités d'émigration, seraient finalement choisis comme successeurs en vertu de la règle "premier arrivé (à l'âge adulte), premier servi" [...]. Page 140.

Un petit geste...

L'ONU nous rappelle qu'il suffirait de mobiliser, chaque année 30 milliards de dollars pour régler le problème de la faim dans le monde. Et pour régler le problème de la grande pauvreté, il faudrait mobiliser 100 milliards de dollars. Ces 30 ou ces 100 milliards de dollars on ne les trouve pas. Alors que par exemple, le budget officiel de l'armement est de 1 400 milliards de dollars. [...] Le produit international criminel est de 1 000 milliards de dollars. C'est-à-dire 10 à 15 % du PIB mondial. A comparer aux même pas 1 % qu'on consacre à ce que l'on appelle l'aide au développement.
Paul ARIES, France 3, Ce soir ou jamais, 11/12/2012.

Liberté sous condition...

Déjà en 2002, un vote au sénat avait interdit le contrôle de l'IRFM [indemnité représentative de frais de mandats] par l'administration fiscale.
[...] L'IRFM coûte chaque année 42 millions d'euros au contribuable. 
[...] Certains élus se servent de cet argent comme d'une rémunération complémentaire et tout le monde le sait. 
[...] Mon amendement proposait simplement de soumettre à l'impôt sur le revenu la partie non utilisée de l'IRFM. Ce qui aurait entraîné un contrôle par l'administration fiscale de la nature des dépenses des parlementaires. 
[...] Seuls 24 courageux [sur 577] ont votés pour la proposition. 
Si les députés sont obligés de justifier leurs dépenses, ils ne seront plus libres. Henri Gaino.
Charles de Courson (UDI), VSD, 08/2012.

L'éternel problème d'être à la fois juge et partie...

Les notes de l'Histoire...

Jacques Attali écoute la musique d'un pays, d'un peuple, d'une culture, pour en prédire son avenir...
Ce que j'ai essayé de montrer, c'est que la représentation en musique, le concert, apparaît à peu près 50 ans avant que se mette en place la représentation en politique. A des dates charnières, comme le passage du monde féodal au monde capitaliste, la représentation musicale a été annonciatrice de la représentation politique. Que le passage à la production en série a été dans la musique extrêmement annonciateur de ce qui allait se passer dans le reste de l'organisation sociale. Que l'orchestre et l'arrivée du chef d'orchestre a été très annonciateur d'un État fort. Le chef d'orchestre date de 1850 à peu près, à un moment où commence à être nécessaire un chef d'un État fort pour organiser la production. Bref, qu'à plusieurs moments dans l'histoire, on peut trouver une fonction de la musique comme le reflet de changements sociaux importants.
Jacques ATTALI, Antenne 2, Apostrophes, 11/09/1977.
Quand je regarde un pays, je m'intéresse à sa musique. Toujours la musique dit des choses intéressantes sur l'avenir. Elle a dit la mondialisation avant tout le monde, la musique est mondiale bien avant que tout le reste le soit. Elle a annoncé la gratuité, les technologies, puisque c'est apparu dans la musique avant d'apparaître ailleurs. 
Elle dit des choses étranges aujourd'hui. Elle dit que le monde s'occidentalise. Même si l'Occident décline, où que ce soit dans le monde, vous entendez de la musique occidentale. Mais en même temps elle dit qu'il y a des lieux du Sud qui se font entendre plus que d'autres. Elle dit que l'on entend le Brésil, depuis longtemps, et le Brésil est là. Elle dit qu'on n'entend pas la Chine. Et je pense que la Chine, si elle n'a pas une musique, et elle n'a pas de musique, c'est un des signes qui me font penser que la Chine n'a pas un grand avenir mondial.
Emmanuel Todd, autre grand amateur de prédictions, porte sur l'avenir de la Chine la même appréciation >>
Elle dit que l'Inde a un petit avenir en s'éveillant puisqu'il y a une musique indienne qu'on commence à entendre dans le monde. Et elle dit qu'un grand monde de l'avenir c'est l'Afrique. La seule musique qu'on entend sur la planète, c'est la musique africaine. Évidemment, la musique nous annonce, je crois, que le XXIe siècle sera Africain.
Jacques ATTALI, France 5, Empreintes, 07/12/2012.

Jacques Atalli limite ici sa réflexion à la musique classique et à l'histoire sur le long terme. Difficile de dire si le parallèle reste pertinent, mais il est tentant de s'interroger sur l'évolution récente de la musique et de ses interprètes.
La musique est devenu un produit de consommation de masse avec ses stars people. La France a connu un début d'expérience de présidence people en la personne de Nicolas Sarkozy.
Les stars émergent désormais d'Internet. A quand la politique et la démocratie exercées sur le Web

Détournement...

Seulement 3,5 % de la capitalisation du CAC 40 correspondent à des investissements directs (participations supérieures ou égales à 10 % du capital). C'est-à-dire que les autres participations sont essentiellement ce que l'on appelle des investissements de portefeuille, sans implication dans la gouvernance de l'entreprise.
Raphaël DIDIER (2009), Les marchés financiers en clair. Ellipses.

La bourse ou les chiffres...

Sous la surface du système boursier...
2. La capitalisation boursière mondiale atteignait 62 747 milliards de dollars fin 2007 et la capitalisation obligataire était estimée à 79 000 milliards de dollars (83 500 milliards en 2008). Par type de titres, ceux du public occupaient toujours une place prépondérante, surtout en Europe : environ 60 % du marché obligataire européen était constitué d'emprunts obligataires d'État, 29 % d'obligations de société et de 11 % garanties par des actifs. Enfin, si la capitalisation boursière s'est accrue de 147 % sur les dix dernières années quand le PIB mondial lui n'augmentait que de 81 %, la capitalisation obligataire augmentait de 250 %. Le monde a-t-il encore besoin de la finance ? Presses Universitaires de France, 2010, p 111. 
1. Il y a en France 7 000 000 de petits porteursRaphaël Didier (2009), Le capitalisme en clair. Ellipses, p 64.

Couilles d 'or et les trois vautours...

[Les banques] accroissent la quantité d'argent qu'elles mettent en jeu dans cette spéculation pour leur propre compte : plus de 250 milliards de dollars par mois rien que pour Goldman Sachs.
Jacques ATTALI (2009), Sept leçons de vie. Fayard, p. 64.

Driss le magnifique...

Le trader britannique Driss Ben Brahim a touché en 2003 une prime record de 44 000 000 d'euros.
Raphaël DIDIER (2009), Les marchés financiers en clair. Ellipses, p 30.

Sens de la mesure...

Sous la surface du marché des changes...
2. Le montant quotidien échangé sur le FOREX [marché des changes], tous produits confondus, c'est à dire aussi bien pour le change classique que pour les produits dérivés, s'élève à plus de 3 200 milliards de dollars ! […] A titre de comparaison, le montant annuel des échanges de biens et services est de 4 300 milliards de dollars. [...] Sur ce volume [3 200 milliards], près de 90 % correspondent à la  spéculation sur les devisesRaphaël DIDIER (2009), Les marchés financiers en clair. Ellipses, p 80.
1. Au printemps 1998, le volume moyen quotidien de transactions sur le marché des changes a été estimé à près de 1500 milliards de dollars par la Banque des Règlements Internationaux. Christophe DEGRYSE (2005). L'économie en 100 et quelques mots d'actualité. De Boeck, p189.