Nouvel ascenseur...

Des solutions diverses et variées pour tenter de résoudre les inégalités à l'école...
6. Tant que les collèges défavorisés seront spécialisés dans la prise en charge d'élèves "à problèmes", ils feront fuir les élèves sans problèmes... Les établissements favorisés devraient être encouragés à accueillir des publics en difficulté, à ouvrir des enseignements spécifiques. François BALUTEAU, Le Monde, 05/11/2013, p. 10.
5. Dans la plupart des villes françaises, pour avoir une place en crèche, il faut que les deux parents travaillent. Mais à Grenoble, [...] "on donne la priorité, à ce que l'on appelle les familles défavorisées : ce sont des enfants qui ont besoin de sociabilisation, et des parents qui ont besoin de retrouver du travail". Ainsi dans cette crèche, 38 % des familles sont en-dessous du seuil de pauvreté. [...] Ce programme d'aide aux enfants a été évalué par des scientifiques. Les résultats sont encourageants. "Des enfants qui avaient un retard langagier ont rattrapé ce retard, voire même sont en avance. Donc c'est une facilité qui leur est donné après pour aller dans la vie qui est considérable". France 2, Le Journal de 20H, 21/01/2013.
4. L'école est certainement un acteur nécessaire dans l'insertion sociale et économique des jeunes, mais elle ne doit surtout pas se substituer à la société pour lutter contre les inégalités sociales. [...] Si l'on veut promouvoir une école de qualité et de la réussite, il faut par-dessus tout éviter d'en faire un instrument de lutte contre les inégalités sociales. Abdelmajid ARBOUCHE (Doctorant en sciences sociales), Le Nouvel Observateur, 11/2012, p. 40. 
3. En France, l'école pointe  trop les fautes et l'échec, il y a un énorme problème de valorisation des talents de chacun. Peter Gumbel (auteur d'On achève bien les écoliers), L'Express, 11/2012, p. 98.
2. [Il faudrait] l'obligation pour le secteur privé de diversifier le recrutement social de ses élèves, sous peine de voir ses financements public diminuer. Laurent JEANNEAU, Alternatives Economiques, 10/2012, p. 64. 
1. Un récent rapport du Sénat propose de moduler les ressources publiques attribuées aux collèges et aux lycées en fonction de la composition sociale des établissements. Là où les milieux populaires sont surreprésentés, les moyens seraient plus conséquents, et inversement. Laurent JEANNEAU, Alternatives Economiques, 10/2012, p. 64.
Ces inégalités à l'école sont abordées ici >>

Ici sont proposées des solutions pour mieux former les enseignants >>

Une réponse à ceux qui voudraient un retour de l'autorité à l'école >>

Magistral...

[...] Tant que le statut [des enseignants] sera uniquement basé sur les heures d'enseignement, il sera difficile de sortir de la logique du seul "cours magistral" qui caractérise le système éducatif français.
Laurent JEANNEAU, Alternatives Economiques, 10/2012, p. 59.

Casse-craie...

Il faut arrêter d'envoyer les enseignants les plus jeunes au casse-pipe dans les collèges les plus difficiles, et inciter leurs aînés, plus expérimentés, à consacrer une partie de leur carrière à l'éducation prioritaire.
Laurent JEANNEAU, Alternatives Economiques, 10/2012, p. 64.

Enseignement d'enseignement...

Des solutions proposées pour améliorer la formation des enseignants...
2. Il faut créer une obligation de formation continue pour les enseignants. Philippe WATRELOT (président du Crap-Cahiers pédagogiques)Alternatives Economiques, 10/2012, p. 59. 
1. Le concours [des professeurs] devrait intégrer une dimension pédagogique importante, avec notamment une analyse des pratiques de classe et la connaissance des apports de la recherche en éducation. Philippe WATRELOT (président du Crap-Cahiers pédagogiques), Alternatives Economiques, 10/2012, p. 59.

Autre époque...

Y'a une raison historique pour laquelle les allocations familiales sont payées sur le travail. C'est parce que ce sont les chefs d'entreprises qui l'ont inventée. Je rappelle que les premières caisses familiales françaises, c'étaient des initiatives privés de chefs d'entreprises qui se réunissaient localement, et que c'est devenu progressivement national.
BFM, Les experts.

Prime à l'inefficacité...

Si vous dites à un prof qu'il aura une prime à proportion des résultats au bac, vous l'incitez à se désintéresser des plus mauvais, qui n'ont aucune chance, et des meilleurs, qui l'auront de toute manière ! Au final, une prime censée augmenter l'efficacité va conduire le prof à ne s'intéresser qu'à une toute petite fraction de la classe.

Soutien à l'inégalité...

Les aides fiscales pour les services aux personnes subventionnent l'essor d'un marché privé du soutien scolaire, qui bénéficié évidemment à ceux qui ont les moyens de payer (et donc de bénéficier des abattements fiscaux).
Alternatives Economiques, 10/2012, p. 66.

Innovam style...

En 2010, [Samsung] revendiquait fièrement consacrer 9 % de son chiffre d'affaires à la recherche et développement [3 % pour Apple en 2009] et employer plus de 40 000 chercheurs.
Marc CHEVALIER, Alternatives Economiques, 10/2012, p. 37.

Prix de l'excellence...

Sous la surface du budget de l'enseignement...
10. Tous les journaux nous indiquent que 12 125 300 élèves (écoliers, collégiens, lycéens) sont entrés en classe cette année, accueillis par 849 647 professeurs. Pauvres enfants, ils sont en moyenne 30 par classe ! Dubitatif, je divise derechef 12 125 300 élèves par 849 647 professeurs et j'obtiens 14,27 élèves par classe. [... Si la moyenne est bien de 30] que deviennent les 445 470 professeurs manquants ? Un lecteur, Le Nouvel Observateur, 11/2012, p. 40. 
10.1. Le "30 par classes" n'est pas exact. Les nombres moyen d'enfants par classe communiqués par le Ministère de l'Education sont, selon le type d'établissement (préélémentaire, élémentaire, second cycle professionnel, etc.) 25,8, 22,7, 24,6, 19,1 et 29,1. Soit une moyenne de 24,3 élèves par classe. Education.fr.
Les chiffres cités en (5), pourraient être assez proches de la réalité, même si leur provenance n'est pas donnée.
9. Dépenser près de deux fois moins pour un écolier que comme un lycéen est une marque de fabrique typiquement hexagonale. En France, le "coût" d'un élève de primaire est inférieur de 17 % à celui de la moyenne des pays de l'OCDE, alors que le "coût" d'un lycéen est, à l'inverse, supérieur de 15 %. Alternatives Economiques, 10/2012, p. 62.
8. Un enseignant avec au moins quinze ans d'ancienneté gagne, en moyenne, l'équivalent de 32 700 dollars par an (hors primes et heure sup) dans le primaire en France, contre 37 600 en moyenne dans l'OCDE. Au lycée, cet écart avec la moyenne de l'OCDE est encore plus important. Laurent JEANNEAU, Alternatives Economiques, 10/2012, p. 60.
7. [...] Cela fait maintenant quinze ans que la France réduit l'effort qu'elle consacre à l'école: la dépense intérieure d'éducation rapportée au PIB est en effet passée de 7,6 % à 6,7 % en 2008. Laurent JEANNEAU, Alternatives Economiques, 10/2012, p. 58.
6. En 2009, la France se situait, en cumulant les dépenses publiques et privées, au 13e rang pour le financement de l'enseignement scolaire tant public que privé, alors qu'elle occupait le 4e rang en 1995. Laurent JEANNEAU, Alternatives Economiques, 10/2012, p. 58.
5. Le nombre d'élèves par enseignant est de 21,5 en maternelle, 18,7 en élémentaire, 15 au collège et 9,7 au lycée. Dans l'Union européenne, en revanche, il y a en moyenne huit élèves par enseignant de moins qu'en France en maternelle, quatre de moins en élémentaire, trois de moins au collège et trois de plus au lycée. Alternatives Economiques, 10/2012, p. 62.
4. La France consacre 6,5 % de son PIB à l'ensemble des dépenses d'éducation. En 2009, la dépense moyenne par élève, tous niveaux confondus, était de 7 790 euros, contre 4 420 en 1980... L'Express, 07/2012, p. 60. 
3. Y'a plus de profs aujourd'hui qu'il n'y en avait y'a vingt ans. [...] On a investi depuis 1980, 80 % de plus de moyens par élèves. [...] Aujourd'hui vous avez 35 000 professeurs de plus qu'en 1990, et y'a moins d'élèves. Luc CHATEL, Canal + Le Grand Journal, 05/01/2012.
2. La France se situe dans une position moyenne basse dans l'OCDE pour le nombre d'emplois, public et privés, dans l'éducation : celui-ci atteint 28 pour 1 000 habitants, alors qu'il est de quasiment 50 pour 1 000 en Suède. DORIVAL C. Alternatives Economiques, L'emploi public français décortiqué, 03/2011, p. 50. 
1. Si l'on ne prend en compte que les effectifs enseignants, la France présente l'un des taux d'encadrement les plus faibles, avec 6,1 enseignants pour 100 élèves. Ce taux est de 8 enseignants pour 100 élèves dans le secondaire [...], c'est-à-dire dans la moyenne des pays de l'OCDE. En revanche, il est particulièrement faible dans l'enseignement primaire et le supérieur : l5 %, l'un des scores le plus bas au niveau international. DORIVAL C. Alternatives Economiques, L'emploi public français décortiqué, 03/2011, p. 50.

Panne d'ascenseur...

Sous la surface des inégalités à l'école...
7. 9 familles défavorisées sur 10 n'ont pas accès aux crèches. France 2, Le Journal de 20H, 21/01/2012. 
6. Un peu plus de 40 000 jeunes sortent, chaque année, du système éducatif sans qualification, en abandonnant le collège ou une première année de CAP ou de BEP [échouer en terminale n'est pas considéré comme "sans qualification". 120 000 chaque année, en ce qui concerne les non-diplômés, soit 17 % des jeunes]. Alternatives Economiques, 10/2012, p. 60. 
5. En 2002, en France, un enfant d'enseignant avait 14 fois plus de chances de décrocher le bac qu'un enfant d'ouvrier non qualifié, contre "seulement" 9 fois plus en 1996. Laurent JEANNEAU, Alternatives Economiques, 10/2012, p. 60. 
4. [...] A partir de 2005, la durée de scolarisation [des élèves issus des catégories sociales défavorisées] a baissé pour la première fois depuis le début du XXe siècle. Laurent JEANNEAU, Alternatives Economiques, 10/2012, p. 58.
3. 16 % des enfants issus du cinquième le plus aisé des familles fréquentent une crèche, soit quatre fois plus que le cinquième le moins aiséAlternatives Economiques, 10/2012, p. 66.
2. Dans Les Places et les Chances (Seuil), le sociologue français François Dubet rappelle que, sur dix fils de cadre entrés au collège en 1995, huit étaient encore étudiants dix ans après et un seul avait arrêté ses études sans avoir obtenu le bac. Sur dix fils d'ouvriers en revanche, trois étaient dans le supérieur quand la moitié avait quitté le système sans le bac. L'Express, 07/2012, p. 60. 
1. Selon l'enquête "trajectoires et origines" réalisée en 2008 par l'INSEE et l'INED, les enfants d'immigrés sortent plus souvent que les autres sans diplôme du système scolaire (13 % contre 8 % [...]). Alternatives Economiques, 05/2011, Page 62.
Les solutions des uns et des autres sont répertoriées ici >>

Gros cachotier...

La France est le seul des 70 pays participant à l'enquête Pisa à refuser de transmettre le questionnaire de l'OCDE aux chefs d'établissement pour mesurer leur budget. "Ce qui empêche toute comparaison avec les autres pays sur l'efficacité de la répartition des moyens ou des politiques scolaires".
Véronique RADIER, Le Nouvel observateur, 10/2012, p. 96.

Pas d'exonération de CDD...

Les trois quarts des recrutements se font [...] aujourd'hui en CDD. Une piste [...] pourrait être de moduler le taux de cotisations sociales en fonction du degré de précarité.

Alternatives Economiques, 10/2012, p. 15.

Prélèvements successifs...

Si l'on veut renforcer la justice sociale, ce n'est pas en taxant ceux qui créent des richesses que l'on y parviendra, mais en la reprenant, comme en Californie, au moment de la transmission aux générations suivantes. Baisser l'impôt sur le revenu et l'épargne, et augmenter les droits de succession : c'est la recette assurée pour le succès économique.
Jacques ATTALIL'Express, 10/2012, p. 146.

Super Mario...

Et si la crise financière s'expliquait aussi par une overdose de jeu vidéo chez les traders ? C'est l'une des thèses de la célèbre neurologue Susan Greenfield, qui, depuis 2009, mène sa croisade contre l'omniprésence des écran dans le monde de l'enfance. Selon elle, les jeunes loups de la City, cyniques et insouciants, auraient perdu tout sens des réalités en consommant dans l'enfance trop de jeux vidéo.
Sophie DES DESERTS. Le Nouvel Observateur, 10/2012, p. 13.

A bien y réfléchir...

Outre que de tels rites [d'anthropophagie] s'accomplissent le plus souvent de manière fort discrète, portant sur de menues quantités de matière organique pulvérisée ou mêlée à d'autres aliments, on reconnaîtra, même quand elles revêtent des formes plus franches, que la condamnation morale de telles coutumes implique soit une croyance dans la résurrection corporelle qui serait compromise par la destruction matérielle du cadavre, soit l'affirmation d'un lien entre l'âme et le corps et le dualisme correspondant, c'est-à-dire des convictions qui sont de même nature que celles au nom desquelles la consommation  rituelle est pratiquée, et que nous n'avons pas de raison de leur préférer. D'autant plus que la désinvolture vis-à-vis de la mémoire du défunt, dont nous pourrions faire grief au cannibalisme, n'est certainement pas plus grande, bien au contraire, que celle que nous tolérons dans les amphithéâtres de dissection. 
Claude LEVI-STRAUSS, Tristes tropiques, p. 464.

Du boulot pour tout le Monde...

En fait, la raison fondamentale de la montée du chômage est l'insuffisance de la demande. Dans les années 1990, alors que nous avions déjà la mondialisation, le taux de chômage est tombée à 4,2 %. Le plein emploi est compatible avec la mondialisation.

Superman...

[...] C'est pour promouvoir l'idée d'un homme plus que parfait, augmenté par la technique, que le transhumanisme est né en Europe du nord et aux États-Unis, il y a une trentaine d'années. Les adeptes de ce nouveau mouvement, philosophique et scientifique, entendent utiliser tous les moyens de la technologie pour améliorer l'espèce humaine et augmenter ses capacités de perception, de cognition, de réflexion, de performance. Selon eux [... les technologies] numériques sont déjà devenues des organes externes ni plus ni moins, et font désormais partie de notre identité. Les transhumanistes espèrent aller encore plus loin dans cette fusion de l'homme et de la machine pour faire naître une nouvelle espèce plus performante à l'horizon de ce siècle.
[...] La Gare de Grand Central [manhattan] représente le summum d'une culture basée sur le temps, sur l'horloge. On peut considérer l'histoire humaine comme l'évolution de la relation au temps. L'invention de l'horloge à la Renaissance a permis l'émergence de l'âge industriel et d'une culture basée sur les horaires et la productivité. [...] Mais maintenant nous sommes en train de passer de cette culture du temps à celle de l'ordinateur. Or la logique informatique est en dehors du temps. On est donc passé de la logique des horaires à celle des programmes. Douglas RUSHKOFF (Auteur)
[...] Un sixième continent, virtuel et numérique, existe donc en parallèle de notre monde physique.
[...] Nous sommes en train de vivre une mutation prodigieuse, comme il s'en produit sans doute tous les mille ou deux mille ans. [...] Depuis une vingtaine d'année, les progrès technologiques ont été plus vite que la pensée. Jean-Claude GUILLEBAUD (Auteur)
[...] Pas mal de gens, par exemple les golfeurs professionnels, se font opérer les yeux au laser pour avoir une vision plus que parfaite. [...] Nos corps sont le dernier bastion du consumérisme, ils sont destinés à être sans cesse améliorés. Qu'est-ce qu'on fait si tout d'un coup les handicapés deviennent plus performants que nous ? Est-ce qu'on doit à nouveau les surpasser ? Gregor WOLBRING (Biochimiste, spécialiste de veille éthique)
[...] Cette espèce de rapprochement entre l'ordinateur de la technologie et l'ordinateur naturel que nous aurions en nous-même, cela produit une espèce de réification, une chosification de l'individu. On le voit bien aujourd'hui, la manière de se présenter sur les sites de rencontre est identique à la manière de se présenter à un entretien d'embauche. Il y'a une recomposition de notre manière de concevoir la vie et le vivant. Roland GORI (Professeur de Psychopathologie clinique)
[...] On construit la fiction d'un individu qui EST son cerveau. [...] Donc doit faire tout ce qu'il peut pour éviter un dérèglement de son fonctionnement, ne doit pas hésiter à recourir à des artifices pour améliorer son cerveau. Parce que ce qui est en jeux, ce sont les avantages compétitifs. Ce qui veut dire que les rapports entre les individus sont remodelés de manière à faire prévaloir la norme de la concurrence entre les individus conçus chacun comme étant une entreprise de soi. [...] Y'a une pensée classique qui est celle de la perfectibilité, qui date du XVIIIe siècle, qui est l'idée selon laquelle l'homme peut s'améliorer ou se perfectionner notamment par l'éducation. Cette idée-là, aujourd'hui, se trouve reléguée au second plan. Elle est même parfois purement et simplement abandonnée ou critiquée explicitement. Et ce qui tend à l'emporter, c'est une autre idée. C'est la perspective d'une amélioration indéfinie qui permettrait, par des techniques, de changer y compris la nature humaine ou l'humaine conditionPierre DARDOT (Professeur de philosophie)
[...] Vous pourriez me dire "moi je ne me ferai jamais poser une puce, à l'intérieur de mon corps, parce que je ne me sentirais plus moi-même". Et bien, laissez-moi vous convaincre... Je prends par exemple une puce électronique que je pourrais implanter dans votre corps d'ici 10 ans. Une puce qui pourrait transmettre, surveiller à distance sa biochimie pour savoir instantanément si je suis en train de consommer trop d'aliments industriels ou si j'ai un excès de sucre. [...] Cette puce pourrait dialoguer avec mon portable, mon ordinateur [...] et m'aider à me nourrir plus sainement [...] ou me forcera à sortir faire de l'exercice. Et si j'arrive à prouver qu'en implantant une telle puce sur une souris ou un rat, ils vivent 50 % de temps en plus, je pense qu'un grand nombre de gens se laisseront convaincre de l'essayer. John SMART (Futurologue, directeur de la fondation Acceleration Studies)
[...] La société occidentale actuelle n'est plus viable à long terme telle qu'elle existe aujourd'hui. Nous sommes face à un abîme, le même que surplombait Nietzsche il y a plus d'un siècle. De l'autre côté je crois et j'espère, qu'il y aura une vie transhumaine viable. Mais entre les deux il y aura un grand péril. Pour moi le transhumanisme n'est pas un choix, mais une nécessité. William BAINBRIDGE (Co-auteur du rapport NBIC 2002)
[...] Si l'on jette un oeil aux critères de l'industrie et de l'ingénierie, on voit quoi ? Des contrôles qualité, la prédictibilité des profits, de hauts niveaux d'efficacité et d'utilité. Désirons-nous vraiment vivre dans un monde dans lequel les êtres humains ne seraient plus mesurés que selon ces critères ? Alors nous deviendrions des machines. Jeremy RIFKIN (Economiste, président de Fondation on Economic Trends)
[...] Nous serons comme des dieux. Les gens ne veulent pas l'entendre. Mais nous serons omniscients, capables de tout savoir, de connecter nos cerveaux directement à Google. [...] Se débrancher ne se fera qu'au prix d'une grande solitude. Peter DIAMANDIS (Cofondateur de l'Université de la Singularité)
[...] L'accès à des technologies de plus en plus sophistiquées, de plus en plus coûteuses, ne travaille pas nécessairement à une amélioration du bien commun. Elle peut être un projet pour une élite. Alors, ça veut dire inscrire une fracture violente dans l'humanité qui pose un problème politique [...] majeur [...]. Ces gens-là sont prêts à laisser sur le bord du chemin en attendant leur disparition finale, une bonne partie de l'humanité. Y'a pas besoin d'exterminer. Y'a des gens qui s'effaceront parce qu'ils seront moindres, donc condamnés à disparaître. Donc il y a quelque part, une césure acceptée. Jean-Paul MALRIEU (physicien quantique, directeur de recherche au CNRS)
[...] On ne peut pas réglementer. La régulation de ces technologies, une fois qu'elles deviendront disponibles, sera impossible. Va-t-on arrêter la recherche sur les cellules souches aux États-Unis ? Ce serait pathétique. Les meilleurs chercheurs fuiront en Corée du Sud ou en Chine [...] pour travailler. Nous n'avons plus de frontières et l'idée de réglementer à l'intérieur de frontières nationales est une mentalité dépassée. C'est un point de vue du XXe siècle. Peter DIAMANDIS (Cofondateur de l'Université de la Singularité). 
[...] Quand on regarde les choses de près aux États-Unis, on s'aperçoit que les connections de ces projets techno-scientifiques sont avec l'aile droite du libéralisme américain. Qui a financé l'Université de de la Singularité en Californie ? C'est la droite ultralibérale dure [...]. Les connections avec [...] les logiques de la société marchande sont indubitables, écrasantes, affolantes même. Jean-Claude GUILLEBAUD (Auteur)
[...] La Silicon Valley a changé. C'était un endroit où l'on créait de la technologie pour les gens. Et c'est devenu une sorte de nouveau centre du pouvoir. Cela me paraît extrêmement bizarre qu'il y ait ce truc, l'Université de la singularité, juste en face de chez Google. Comment les gens réagiraient-ils si une religion fondamentaliste traditionaliste s'installait sur le même campus que l'une des plus grande agence d'espionnage dans le monde. [...] Facebook et Google détiennent plus d'informations sur les gens que le gouvernement français n'a le droit d'en détenir. Jaron LANIER (inventeur du concept de réalité virtuelle)
[...] Cette explication qu'on va être en retard par rapport aux États-Unis, ou au Japon ou à d'autres, suffit pour donner de l'intelligence au projet. Si c'est en retard pour rentrer dans le mur, c'est qu'on est en avance sur eux. L'urgence serait non pas d'aller plus loin mais d'essayer de survivre tel qu'on est. Les scientistes nous disent, comme nous sommes en difficulté, la seule manière de s'en sortir c'est plus de techno-sciences. Je trouve que c'est un discours absolument scandaleux. Je pense aux Japonais, qui là, sont en train de se prendre des radiations. Tout ça pour avoir 20 % d'énergie en plus ? Jacques TESTART (Biologiste, ancien directeur de recherche de l'INSERM).
Arte, Un monde sans humains ? 23/10/2012.

Bernard Arnault vs. PME...

Où l'on découvre comment, d'un certain point de vue, Bernard Arnault, tout compte fait, se serre la ceinture...

Bernard Arnault est le président de LVMH. En 2011, sa rémunération totale (communiquée) s'est élevée à 4 546 863 €... Journal du net.com.

Le chiffre d'affaires de LVMH est cette même année de 23 660 000 000 €... 20 minutes.fr.

D'après la source ci-dessous, la valeur ajoutée générée par LVMH représente de 38 % à 46 % de son chiffre d'affaire sur les années 1995-1999. Université de Paris 1.fr.


Les PME auraient généré en 2009 un chiffre d'affaires total de 1 065 000 000 000 € et une valeur ajoutée de 335 000 000 000 €... Performance publique.fr.

Le ratio est donc pour les PME, de 31,4 %. Appliqué au chiffre d'affaires 2011 de LVMH, il donne une valeur ajoutée de 7 429 240 000 €.

Le salaire de Bernard Arnault représente donc 0,06 % de la valeur ajoutée de son groupe (ou de 0,02 % du chiffre d'affaires)...

Faisons un calcul équivalent pour un patron "moyen", d'une PME "moyenne"... Comme il est dit, il s'agit de... moyennes, donc l'exercice vaut ce qu'il vaut, mais il vaut quand même le détour, me semble-t-il...

La valeur ajoutée générée par les PME était évaluée à 335 000 000 000 €, en 2009... Performance publique.fr.

La France comptait 2 550 000 PME à cette date... Performance publique.fr.

La valeur ajoutée moyenne d'une PME s'élève donc à 131 373 €. 

Le salaire annuel moyen d'un patron de PME se serait élevé, en 2009, à 46 693 € (pas de chiffres disponibles pour l'année 2010)... Le Figaro.fr.

Ainsi, en moyenne, la part de la rémunération du patron d'une PME sur la valeur ajoutée que son entreprise génère, serait de l'ordre de... 35,5 % (ou de 11,2 % du chiffre d'affaires) !

Qu'en est-il en regard du nombre de salariés employés...

LVMH emploie environ 100 000 personnes... Lvmh.fr.

Bernard Arnault se verse donc 45,5 € par an et par salarié.

Les PME emploient 6 900 000 personnes... Performance publique.fr.

Une PME emploie donc en moyenne 2,7 personnes. Un patron de PME se verse donc en moyenne 17 294 € par an et par salarié...

L'ami et la myéline...

Les interactions sociales des premières années de la vie s'avèrent plus cruciales encore qu'attendu pour la maturation du cerveau [selon des neuroscientifiques de Harvard]. [...] Comparées à une fratrie restée en groupe, de jeunes souris isolées pendant deux semaines à partir de leur sevrage adoptent un comportement peu sociable lorsqu'elles sont remises en présence d'un congénère. Elles présentent en outre des capacités d'apprentissage réduites. Or, dans certaines régions de leur cerveau, les neurones ne sont pas bien enveloppés par la myéline, une substance isolante qui permet une transmission rapide des signaux nerveux.
[...] Même si l'on remet définitivement les souris dans des conditions normales après ces deux semaines de solitude, le câblage de leur cerveau reste incomplet et elles n'adopteront jamais un comportement normal.
Science & Vie, 10/2012, p. 38.

Dilemme obstétrique...

Longtemps, on a cru que les neuf mois de gestation de notre espèce étaient un compromis de l'évolution : le développement du foetus demanderait plus de temps, mais le bassin de la femme ne permet pas d'accoucher d'un bébé plus gros.
[...] Mais une nouvelle étude faite par l'équipe de Holly Dunsworth, de l'université de Rhode Island, dément cette théorie, appelée "le dilemme obstétrique".
[...] Les chercheurs se sont aperçus que la gestation humaine est comparable à celle des primates de la même taille, voire plus longue. Et via de récentes études sur la mécanique et l'énergétique de la marche, ils ont conclu que la marche ne serait pas compliquée par un bassin plus large. Mais il semble exister une limite à l'énergie que la mère peut dépenser chaque jour pour nourrir son foetus : c'est lorsque le demande métabolique atteint le double de sa valeur de base que l'accouchement se déclenche. 
Science & Vie, 10/2012, p. 13.